Par Yaye Fatou Sarr, membre de l’ACT

Voudrions-nous être condamnés  à  nous tirer dessus? Cet esprit de solidarité tant demandé  par le peuple peut il être installé et  maintenu? Je souhaiterai faire partie de ceux là qui alertent avant que  cela ne soit trop tard. J’ai cette étrange impression qu’ils nous prennent de  plus en plus pour des marionnettes depuis la révision constitutionnelle du 05  Avril 2016.

Je partirai de là parce qu’en effet c’est de là que sont parties toutes les manipulations qu’a subi l’opposition qui ont conduit aujourd’hui à un processus électoral peu démocratique. Cette réforme visait à apporter les innovations suivantes :

  1. la modernisation du rôle des partis politiques dans le système démocratique ;
  2. la participation des candidats indépendants à tous les types d’élection ;
  3. la promotion de la gouvernance locale et du développement territorial par la création du Haut Conseil des collectivités territoriales ;
  4. la reconnaissance de nouveaux droits aux citoyens : droits à un environnement sain, sur leurs ressources naturelles et leur patrimoine foncier ;
  5. le renforcement de la citoyenneté par la consécration de devoirs du citoyen ;
  6. la restauration du quinquennat pour le mandat présidentiel ;
  7. le renforcement des droits de l’opposition et de son Chef ;
  8. la représentation des Sénégalais de l’extérieur par des députés à eux dédiés ;

Après avoir attiré votre  attention sur le contenu de cette loi, je vous ferai remarqué que  les candidats  indépendants n’ont  finalement pas eu leur place dans la présidentielle, les opposants ont vu leurs droits bafoués…

Bref, le chef de l’opposition cité dans l’article 58 « Article 58. – La Constitution garantit aux partis politiques qui s’opposent à la politique du Gouvernement le droit de s’opposer. La Constitution garantit à l’opposition un statut qui lui permet de s’acquitter de ses missions.

La loi définit ce statut et fixe les droits et devoirs y afférents ainsi que ceux du Chef de l’opposition remonte sur la toile et représente le piège du moment.

Refusons!!!!!!!!!!

Chers leaders de l’opposition, aucun citoyen ne pourra porter ce combat à votre place.  Je suis tentée de citer tous les Présidents de parti au Sėnėgal mais je me l’épargnerai.  Je suis tentée de citer les candidats à la Présidentielle mais je me l’épargnerai.

En effet, ma plume vise toute l’opposition sénégalaise, quelles que soient leurs valeurs cardinales quelles que soient leurs idéologies, je ne vous demande pas de vous unir au sein d’un seul parti puisque cela s’est prouvé impossible avec les mentalités, je vous demande juste de ne pas tomber dans le piège de la continuité de la destruction de l’opposition.

Que l’on  ne vous impose pas ce statut! Ne vous tirez pas l’un sur l’autre pour l’avoir! Activez vos structures de formation respective à savoir l’école du parti et formez vos militants, compagnons ou encore dit frères et sœurs de parti à l’essentiel.

De grâce, concentrons-nous sur l’essentiel. Refusons de dialogue à défaut d’être tous autour d’une même table dans la sincérité absolue et sur la base de gages solides et après avoir géré les priorités. Protégeons nous mutuellement et pensons à tous ces sénégalais qui ont exprimé leur choix lors du scrutin du 24 Février.