Des membres du Conseil économique social et environnemental (Cese) jugent excessive la pression fiscale exercée par l’Etat sur les entreprises et les collectivités locales. «La question majeure de la fiscalité au Sénégal, c’est la pression fiscale. Tous les Sénégalais posent le problème de la pression fiscale», fait remarquer Amacodou Diouf. «Est-ce une option politique, faut-il financer le développement du Sénégal à travers nos ressources propres tirées du budget ou faudrait-il le faire en travaillant sur une dimension investissement avec la constitution d’une plus-value », se demande-t-il. Mais en tout état de cause, il souligne que la pression fiscale est là et elle est forte.  

Le président du Conseil d’administration du Congad s’exprimait, ce mardi, lors de la première séance plénière du Conseil économique, social et environnemental (Cese) dont le thème est: Equité, transparence et justice fiscale: quel gage pour une justice sociale au Sénégal?

En guise de réponse, Birima Mangara, le ministre délégué au Budget, a promis une réforme de la patente fiscale surtout pour les collectivités locales.

Pour cela, Amacodou Diouf suggère une réforme de la communication de la direction générale des Impôts et Domaines avec une approche participative. Car selon lui, le visage du Sénégal a changé. «Il faut changer de paradigme. Il faut que ce plan soit promu davantage pour toucher tous les Sénégalais. Parce que le Sénégal, ce n’est plus le fonctionnaire qui est dans son salon, devant sa télévision. Maintenant, c’est ce fonctionnaire plus les autres Sénégalais. Il faut impliquer les Sénégalais parce que c’est cela qui va les réconcilier avec l’administration», dit-il.