Par Eliasse BASSENE
L’ancien maire de Dakar, Barthélémy Dias, a fait face à la presse ce samedi 05juillet 2025 à Dakar. Connu pour ses diatribes alambiquées et ses sorties virulentes, il s’est de nouveau livré à son exercice favori: mener une attaque frontale en règle contre le nouveau régime en place, en ayant en ligne de mire le Premier ministre Ousmane Sonko. Si le droit à la critique fait partie intégrante du jeu démocratique, il est légitime de s’interroger sur la cohérence et la crédibilité des arguments avancés par monsieur Dias.
Ses déclarations, teintées d’amertume et de provocations, visent à discréditer les réalisations économiques, sociales et diplomatiques du Tandem Diomaye-Sonko. Et pour cause, cette sortie, intervient curieusement au lendemain d’un redéploiement diplomatique couronné de succès, avec la visite de Sonko en Chine. Une coïncidence qui révèle une tentative désespérée de détourner l’attention de l’opinion commune sur les avancées du régime, et de flatter les intérêts occidentaux, au détriment de la souveraineté sénégalaise. «Ils ont un problème avec la vérité».
Un procès d’intention sans fondement. Dans un discours truffé de ressentiment et de généralisations hâtives, Barthélémy Dias accuse le pouvoir «d’avoir un problème avec la vérité».Ce type d’accusations aussi grotesques que farfelues, participe davantage à la désinformation qu’à un débat démocratique de qualité.
L’ancien édile de Dakar, omet volontairement de mentionner les progrès tangibles accomplis par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, depuis leur entrée en fonction. Il serait d’ailleurs utile de rappeler à ce titre, qu’à peine installé au pouvoir.
Le tandem Diomaye-Sonko a procédé à la dissolution de l’Assemblée nationale dominée par l’ancien régime Sall, organisé la tenue d’élections législatives libres, démocratiques, et transparentes. Ce qui démontrent une rupture avec les pratiques opaques du passé. Le président de la République et son Premier ministre ne se sont pas arrêtés en si bon chemin. Ils ont, dans la foulée, mis en place une politique audacieuse, révolutionnaire, qui prône la transparence, la reddition des comptes, et une gouvernance vertueuse au service des citoyens.
Les décisions courageuses prises dans la lutte contre la corruption, dans la rationalisation des finances publiques, dans la réforme de la justice, constituent des témoignages éloquents de la marque de fabrique de ce nouveau régime. Autant d’éléments à verser dans la corbeille de
la mémoire collective, qui contrastent de manière saisissante avec l’image caricaturale du régime, peinte par monsieur Dias. «La diplomatie: Dias, un «valet de l’occident»? L’ancien maire de Dakar a également fustigé l’orientation diplomatique du Sénégal sous le nouveau régime. Or, que reproche-t-il exactement ? De vouloir rééquilibrer nos partenariats internationaux? De parler d’égal à égal avec les puissances traditionnelles? De renforcer la coopération sud-sud avec en toile de fond la construction de passerelles de bon voisinage?
La diplomatie actuelle, ne se veut ni balbutiante, ni agressive, encore moins populiste. Elle est cohérente avec une vision assumée de souveraineté et d’indépendance dans les relations internationales, au bénéfice du peuple sénégalais. L’appel du pied émis par Barthélémy Dias en faveur d’une« coopération privilégiée avec l’occident» contraste avec la stratégie multipolaire du gouvernement, qui diversifie ses partenariats (pays d’Afrique, Chine, Turquie, Russie etc) pour réduire la dépendance historique.
La récente visite réussie de Sonko en Chine, avec à son actif des accords économiques et technologiques, prouve à suffisance, que le Sénégal a définitivement rompu avec les vieux schémas, consistant à s’inscrire aveuglément dans une dynamique de suivisme et d’alignement diplomatique.
La trahison des jeunes? Une affirmation gratuite et contradictoire. L’attaque la plus surprenante de Monsieur Dias concerne la prétendue «trahison» des jeunes par le régime. Une accusation d’autant plus incohérente que ce même régime est le fruit d’une mobilisation sans précédent de la jeunesse sénégalaise. Le programme gouvernemental place la jeunesse au cœur des de ses priorités: réforme de l’éducation, soutien à l’entreprenariat, insertion professionnelle, initiative pour moderniser l’agriculture, le numérique et l’industrie culturelle.
Accuser un régime d’avoir trahi la jeunesse, alors même qu’il n’a été installé que depuis quelques mois relève au mieux de la mauvaise foi, au pire du cynisme. Cette déclaration ressemble à une provocation stérile. Les tentatives de Dias pour mobiliser une opposition fragmentée (via son mouvement «Sénégal Bi Nu Bokk») n’ont pas empêché son isolement politique, après sa rupture avec Khalifa Sall. Son ton agressif («petit mec, tu me verras bientôt») trahit beaucoup plus un trait de caractère qu’une réelle frustration. Barthélémy Dias, appartient en réalité à cette funeste race de politiciens versatiles, capables de vous embrasser tôt le matin, vous poignardent violemment sur le dos à midi, et ensuite guetter la fin de la journée, pour s’installer confortablement dans votre salon, et demander la main de votre fille. Vous l’aurez compris, la sortie au vitriol de Barthélémy Dias est moins une critique objective qu’une opération de diversio
