aucune élection consulaire n’a été organisée à la Chambre de Commerce, d’Industrie, et d’Agriculture de Ziguinchor (CCIAZ)

CHAMBRE DE COMMERCE DE ZIGUINCHOR : 16 ANS DE SILENCE, ÇA SUFFIT !

Actualité

PAR ELIASSE BASSENE

Mandat expiré, institution paralysée, économie asphyxiée : il est temps de briser le verrou. Depuis 2009, aucune élection consulaire n’a été organisée à la Chambre de Commerce, d’Industrie, et d’Agriculture de Ziguinchor (CCIAZ). Seize longues années se sont donc écoulées sans que le mandat de l’actuel président, ne soit renouvelé, une situation inédite qui interpelle autant sur le plan juridique qu’économique. Selon les textes encadrant le fonctionnement des Chambres de Commerce du Sénégal, le mandat du président est de 5 ans, et doit être régulièrement renouvelé afin de garantir la représentativité et la légitimité de l’instance. Or, en l’absence de scrutin depuis plus d’une décennie, la légalité du maintien en fonction du président actuel est sérieusement remise en cause. Aujourd’hui, la Chambre de Commerce de Ziguinchor n’est plus un moteur économique : c’est un navire à l’ancre, dirigé par un capitaine amorphe, inactif, oisif, dont la légitimité est juridiquement contestable et moralement épuisée.

Pour la démocratie économique

Le renouvellement des instances consulaires n’est pas une option, c’est une obligation légale et démocratique. Restaurer la régularité des mandats, c’est garantir que la Chambre de Commerce d’Industrie, et d’Agriculture de Ziguinchor, remplisse pleinement sa mission au service des entrepreneurs, des producteurs, des commerçants, et plus largement du développement régional. La relance économique de Ziguinchor passe par des institutions fortes, légitimes, et représentatives. Le temps presse !

Un frein à l’économie locale

La Chambre de Commerce de Ziguinchor, joue un rôle clé dans la coordination entre les acteurs économiques, la facilitation des investissements et l’appui au secteur privé. Or, ce statu quo institutionnel prive Ziguinchor d’une gouvernance renouvelée, capable d’initier de nouvelles stratégies de relance et d’adaptation aux enjeux actuels. Pour de nombreux opérateurs économiques, cette paralysie équivaut à un coup d’arrêt au dynamisme commercial et industriel de la région.

Le ministère est interpellé

Le ministère du Commerce et de l’Industrie, qui a la charge d’organiser les élections consulaires, n’a à ce jour publié aucun calendrier électoral. Ce silence institutionnel alimente l’incertitude et accentue la défiance des acteurs économiques envers la gouvernance actuelle. Il est urgent que le Ministre prenne ses responsabilités, fixe une date, et enclenche un processus électoral transparent afin de redonner à la Chambre toute sa légitimité et sa capacité d’action.

Ziguinchor paie la facture

Pendant que les élections sont bloquées, les investisseurs s’éloignent, les projets stagnent, et les entreprises locales manquent d’appui. Les opportunités économiques s’évaporent au rythme des années perdues. Cette inertie est un luxe que Ziguinchor ne peut plus se permettre.

L’heure du sursaut

Il faut le dire avec force : un élu dont le mandat est échu depuis plus d’une décennie n’est plus un représentant : c’est un hors-la-loi. L’équipe sortante, dirigée par monsieur Pascal Ehemba, est donc composée des hors-la-loi au service d’une institution illégale. Elle est par conséquent disqualifiée moralement, politiquement et légalement pour continuer à nourrir des ambitions vis-à-vis de l’instance consulaire. D’ailleurs, la question que tous ceux qui se préoccupent de la situation économique de la région sont en droit de se poser est la suivante : Comment un contrevenant aux règles qu’il devait défendre, peut-il prétendre, demain, incarner la légitimité et la confiance des acteurs économiques ? Vous l’aurez compris, la Chambre de Commerce de Ziguinchor ne doit pas retomber entre les mains de ceux qui l’ont discréditée. Un hors-la-loi n’a aucune légitimité pour diriger une institution qu’il a trahie et servie illégalement. Il est temps d’ouvrir une nouvelle page. Ziguinchor mérite des dirigeants neufs, légitimes et compétents, capables de redonner souffle à l’économie locale. Le ministère du Commerce et de l’Industrie doit non seulement organiser les élections consulaires immédiatement, mais aussi garantir qu’aucun membre de l’équipe sortante ne puisse s’accrocher aux manettes de l’institution.

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