Les autorités sénégalaises ont exprimé leur intention de solliciter un nouveau programme soutenu par le Fmi. «Le Fmi se tient prêt à aider le Sénégal à élaborer un programme de réformes ambitieux, aligné sur la stratégie nationale de développement, Vision 2050, et sur le Plan de relance économique et sociale récemment publié, tout en intégrant les enseignements tirés des conclusions de la Cour des comptes», déclare Edward Gemayel ajoutant que les discussions sur plusieurs mesures correctives se poursuivront au cours des prochaines semaines avant que le dossier de fausses déclarations puisse être présenté au Conseil d’administration du Fmi.
«Nous avons eu des échanges constructifs avec les autorités sur les mesures correctives visant à renforcer la transparence de la gestion des finances publiques, à garantir la fiabilité des rapports d’exécution budgétaire et à préserver la viabilité budgétaire. Ces mesures contribueront à remédier aux problèmes systémiques identifiés dans le rapport de la Cour des comptes, qui a confirmé d’importantes erreurs de déclaration de données pour la période 2019-2023», dit-il.
Suite à l’exercice de réconciliation complet mené par Forvis Mazars, les autorités ont révisé le stock de la dette du gouvernement central de [74,4] % à 111,0 % du PIB à fin 2023. Selon lui, cette révision reflète principalement des passifs non divulgués auparavant. Fin 2024, les statistiques révisées de la dette montrent que la dette du gouvernement central a atteint 118,8 % du PIB.Malgré ces difficultés budgétaires, l’économie sénégalaise a fait preuve de résilience, avec une croissance qui s’est accélérée pour atteindre 12,1 % en glissement annuel au premier trimestre 2025. Cette performance a été portée par la forte expansion du secteur des hydrocarbures suite au démarrage de la production des champs de Sangomar et de GTA.
Cependant, dit-il, la croissance hors hydrocarbures reste modérée à 3,1 % en glissement annuel, reflétant les difficultés persistantes du secteur de la construction en raison des arriérés de paiement et des difficultés structurelles des industries chimiques. L’inflation est restée contenue à 0,7 % en glissement annuel jusqu’en juillet 2025.
