Transport maritime: la Directrice générale du Cosec dénonce le diktat des armateurs étrangers

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Ndeye Rokhaya Thiam, la Directrice générale du Cosec, affirme que le Cosec envisage d’acquérir un navire de 5000 tonnes. L’objectif est de développer le cabotage sur les axes Dakar-Praia, Dakar-Agadir Tanger, Dakar-Alger, Dakar-Conakry, Dakar-Banjul avec des navires roros, légers, pour assurer la fluidité dans des délais compétitifs. Le cabotage veut transporter les 80 millions de tonnes par an de bauxite pour la Guinée. Il est prévu, dans un délai de 100 jours pour mettre en place des accords de reconnaissance mutuels des contrôles.

Par ailleurs, la Directrice générale du Cosec dénonce le diktat des armateurs étrangers.   “Le cabotage régional est quasi inexistant là où on est à 40% en Europe. Il y a une libéralisation de l’économie maritime si bien que les armements étrangers dont nous dépendons fortement et majoritairement, fixent librement le coût du fret”, affirme la Directrice générale du Cosec. Pour Ndèye Rokhaya Thiam, avec le cabotage, on aura une réduction des délais et des coûts. “Cela impacte les recettes douanières fiscales financières”, estime-t-elle.

“Plus de 90% des échanges commerciaux se font par voie maritime. La sous région dispose d’un littoral de 5000 kilomètres, mais il est peu exploité. Le cabotage en Europe représente 40% du trafic maritime inter européen. Le commerce intra africain ne représente que 16% des échanges totaux du continent et la part du cabotage reste marginale. Les coûts logistiques en Afrique sont parmi les plus élevés au monde, 20 à 30% de la valeur des produits, soit 10% en moyenne, au niveau de l’Ocde”.

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