Julie Kozack, directrice de la communication du FMI: «Nous avons donc mené une mission à Dakar en novembre 2025 et, suite à cette mission, les services du FMI et les autorités sénégalaises poursuivent leurs discussions sur un nouveau programme. Nous avons une nouvelle cheffe de mission pour le Sénégal, Mercedes Vera Martin, qui se rendra à Dakar la semaine prochaine. Sa visite aura pour but des réunions préliminaires, des rencontres de présentation avec les nouvelles autorités et des discussions sur l’évolution récente de la situation macroéconomique. Étant donné que sa visite est principalement de nature introductive, nous ne prévoyons pas de communication ultérieure.
Concernant votre question, je pense que nous en avons déjà beaucoup parlé, la dette du Sénégal a été un sujet récurrent. Certains points que je vais aborder vous sembleront sans doute familiers. Nous sommes bien entendu conscients des préoccupations que suscite la dette sénégalaise. Comme nous l’avons déjà évoqué, nous estimons la dette publique totale à 132 % du PIB fin 2024. Les discussions récentes avec les autorités ont porté sur les vulnérabilités liées à cette dette et sur les options politiques permettant d’y remédier. Le rôle du FMI est précisément de collaborer étroitement avec les autorités afin de fournir une analyse rigoureuse, compte tenu de notre expertise technique, et de les conseiller sur les politiques à adopter pour décider d’entreprendre ou non une opération sur la dette. Cette décision relève de la compétence des autorités sénégalaises.
J’ajouterais simplement que, dans le cadre de notre engagement, nous réalisons une évaluation spécifique à chaque pays, véritablement ancrée dans la situation particulière de chaque État membre. Bien entendu, nous apportons à cette évaluation notre vaste expérience acquise au fil des années dans de nombreux pays et régions. Mais chaque évaluation est adaptée à un pays en particulier. Au Sénégal, notre travail vise donc à aider le pays à gérer ses risques, ses défis et ses vulnérabilités, en proposant un ensemble de choix politiques afin d’atteindre les objectifs fixés par les autorités pour la population.
Nous sommes prêts à continuer d’apporter notre soutien au Sénégal. Comme pour tous nos pays membres, tout financement que nous accordons doit s’inscrire dans une perspective de viabilité de la dette publique et extérieure. Il doit également être assorti de politiques et de garanties assurant la bonne santé des finances publiques, conformément à notre mandat.
