La dette du Sénégal au menu des discussions entre Bassirou Diomaye Faye, s’est entretenu avec Kristalina Georgieva, Directrice générale du FMI

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Au sortir de la séance plénière d’ouverture du Sommet Africa Forward, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est entretenu avec Madame Kristalina Georgieva, Directrice générale du Fonds monétaire international.

La situation de la dette et les voies d’une solution ont concentré leurs échanges. Le Chef de l’État a exposé en détail les mesures que le Sénégal a engagées pour contenir les chocs nés du conflit au Moyen-Orient, et singulièrement le renchérissement du coût de l’énergie et ses répercussions sur l’économie nationale.

Les deux parties sont convenues de poursuivre les discussions dans le cadre des missions des équipes du FMI. Un dossier que le Chef de l’État porte personnellement, et auquel il consacre toute son énergie, en quête de la meilleure issue pour le Sénégal et les Sénégalais.

Le FMI souhaite une restructuration de la dette du Sénégal qui est de 130% du PIB mais le Premier ministre Ousmane Sonko. L’ingénieur financier Abo Gaydel, qui a fait une simulation du vrai coût de la restructuration ou la non de la dette, affirme que si on n’enlève la part de la dette multilatérale et bilatérale, avec une restructuration, le Sénégal gagne plus de 270 milliards de francs Cfa par an de souffle budgétaire. Mais il perd plus de  500 milliards Cfa sur 20 ans, à cause du rallongement des maturités.

Sans restructuration, l’ingénieur financier Abo Gaydel note que le Sénégal perd 270 milliards Cfa par an de marge immédiate, mais le pays limite le coût total à 9 000 milliards Cfa sur 10 ans. «En résumé, le scénario sans restructuration est plus risqué à court terme, mais moins coûteux sur la durée.

Le scénario avec restructuration est moins risqué budgétairement, mais plus cher au total. Il faudra arbitrer entre souffle immédiat et discipline financière», indique cet ingénieur financier qui plaide pour la restructuration de la dette du Sénégal. Car, d’après lui, c’est le standard du risque de crédit. «Face à la situation du Sénégal, il n y a que cette situation qui peut éloigner du risque de solvabilité et du défaut», dit-il expliquant qu’une restructuration fait partie du cycle de vie d’un crédit pour un particulier, une personne morale et pour un Etat.

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