Selon Ndèye Fatou Mbodj Diattara, depuis sa création, le Fongip a mobilisé des résultats significatifs de 61,7 milliards de Francs Cfa accordés sous forme de garanties et de financements ; 107,1 milliards de Francs Cfa mobilisés auprès du secteur financier ; 140,7 milliards de Francs Cfa d’investissements générés ; et surtout, plus de 132 000 emplois créés ou consolidés. Elle s’exprimait lors de l’ouverture de la conférence internationale annuelle de l’Association professionnelle des institutions de garantie d’Afrique (Apiga).
Pour le Directeur général de la Bnde, il faut que les moyens d’institutions comme le Fongip soient renforcés. “Les chiffres sont remarquables, mais pour ce qu’une institution pareille doit jouer au niveau de notre économie dans l’accompagnement des Pme Pmi, qui constitue le tissu le plus important de notre économie, c’est insuffisant. Il faut que tout soit fait pour que les marges de manœuvre et les moyens d’intervention soient renforcés”, plaide Mamadou Faye.
Son collègue du FNB Bank voit autrement. Pour Oumar Dioum, donner plus de fonds au Fongip ne règle pas le problème de la garantie. “Il faut régler la mentalité, la conception et la compréhension de la garantie par l’éducation financière”, soutient-il. Selon le Directeur national de la Bceao, 68,2% des banques interrogées considèrent que l’insuffisance des mécanismes de partage des risques, notamment l’absence de garanties appropriées, constitue une contrainte naturelle. 69,1% des établissements de crédit évoquent le niveau élevé de défauts enregistrés sur les financements accordés au PME, tandis que 70% soulignent des insuffisances de l’environnement juridique et judiciaire en matière de développement des créances. “La crise au moyen orient va impacter de manière certaine les économies de l’Union à travers un choc énergétique sans précédent et les pressions inflationnistes déjà annoncées. A fin décembre 2025, les financements accordés aux Pme dans le cadre du dispositif de soutien aux Pme Pmi, ont porté sur 5071 Pme accompagnés par les Banques pour un encours global de 752 milliards de francs Cfa. Les marges restent encore importantes”, renseigne François Sène.
“Nous devons bâtir une coopération renforcée entre les fonds nationaux de garantie, les fonds multilatéraux, les banques, les investisseurs institutionnels, les banques de développement, et les acteurs privés afin de mieux partager le risque”, ajoute Abdourahmane Sarr, le ministre de l’Economie du Plan et de la Coopération.
