En février 2026, le trafic aérien au Sénégal affiche un recul. Le nombre total de passagers s’établit à 243 708, marquant un repli de 15,5% par rapport au mois précédent et de 1,4% en glissement annuel. Les mouvements d’aéronefs reculent également, avec une baisse de 10,9% sur le mois et de 5,3% par rapport à février 2025. À l’inverse, le fret aérien fait preuve d’un fort dynamisme avec 3 904 tonnes traitées soit une hausse de 34,4% par rapport à l’année dernière malgré une baisse mensuelle de 6,1%.
A l’aéroport Blaise Diagne de Diass [AIBD], le trafic international représente 97,7 % et le trafic domestique 2,44 %. Mais l’aéroport et la destination Sénégal souffrent de la cherté de la fiscalité avec des taxes, d’impôts et autres redevances qui découragent les compagnies aériennes qui se déroutent vers des destinations ou la fiscalité est plus clémente. Cette charge fiscale, souvent perçue comme excessive et inadaptée, nuit aux investissements, décourage l’innovation et compromet la compétitivité du Sénégal face à des destinations concurrentes plus agressives ayant su faire de leur système fiscal un atout plutôt qu’un fardeau.
