Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a saisi le conseil constitutionnel d’un recours en inconstitutionnalité contre la loi modifiant la constitution adoptée le 29 juin 2026. La proposition de loi avait été initiée par les députés de Pastef, favorables au président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, ennemi juré du chef de l’Etat.
Le recours au conseil, est la procédure normale mais cela n’altère en rien après la tranche de la cour de la promulguer ou de le mettre à la disposition des Sénégalais pour un référendum.
Zahra Iyane Thiam, ancienne ministre déclare :
«Quand un pouvoir en arrive à demander au conseil constitutionnel de corriger les irrégularités de sa propre réforme, c’est le symptôme d’une gouvernance en crise. Cette instabilité politique, institutionnelle, juridique et économique a un coût. Elle fragilise la confiance, freine l’investissement et détourne l’État de ses véritables priorités. Pendant ce temps, les Sénégalais attendent toujours, conformément à la loi, le décret fixant la date des élections locales. A défaut, le président au président Diomaye doit prendre ses responsabilités et assumer clairement leur report.
Dans tous les cas, les multiples fronts ouverts, les nombreux imprévus de ces derniers mois, largement imputables à des choix tactiques contestables, ainsi que leurs lourdes conséquences sur les finances publiques (référendum? élections législatives anticipées? crises institutionnelles à répétition?…) imposent désormais un décalage des élections locales. Mais, de grâce, pas de couplage !
Les collectivités territoriales méritent un véritable débat de proximité, et non d’être sacrifiées sur l’autel des calculs politiques et budgétaires. Les Sénégalais n’attendent pas des Recours d’urgence, mais des Réponses d’urgence ».
