La Conférence des leaders de la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS), réunie le lundi 13 juillet 2026, a analysé la grave situation politique, économique et sociale du Sénégal. Cette situation, mettant à nu les carences du régime populiste PASTEF, est marquée par quelques faits saillants :
Un Coup de force institutionnel opéré par l’ancien Premier Ministre limogé le faisant entrer, par effraction, à l’Assemblée nationale pour ensuite se hisser à la présidence de celle-ci, de manière illégale, avec la complicité de la majorité mécanique de son Parti; la décision du Conseil Constitutionnel de rejeter la révision constitutionnelle initiée par la majorité PASTEF, le succès retentissant de la grève générale déclenchée par les syndicats de travailleurs pour la satisfaction de leurs revendications légitimes et le peu d’empressement du FMI qui tient à sa merci un régime faussement souverainiste.
Au terme d’échanges approfondis, la CDS a abouti aux conclusions suivantes :
- Un sommet de l’État paralysé par une guéguerre institutionnelle dans un contexte de malvivre quasi généralisé pour les populations.
Le Sénégal traverse ainsi une crise multidimensionnelle à la fois politique, économique, financière, sociale mais aussi sécuritaire.
Au plan économique, le régime compte sur l’appui du FMI qui manifestement cherche à imposer à ce régime en faillite sa panacée de pilules amères consistant principalement en la suppression des subventions aux produits de forte consommation.
Le régime précédent n’a jamais accédé à cette réclamation du FMI dont l’éventuelle mise en œuvre va inexorablement rendre davantage insupportables les conditions de vie de la majorité des Sénégalais.
Or, la détresse nationale est dramatiquement accentuée par l’épreuve de force ouverte entre Ousmane Sonko, prétendu Président de l’Assemblée Nationale et le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye.
Notre pays s’engage de la sorte dans une impasse inédite car devenu otage d’une guerre des chefs destructrice dont le ressort essentiel réside dans le choc des ambitions des deux Pastéfiens à conserver le pouvoir pour l’un et habiter la Présidence pour l’autre, lors de la Présidentielle de 2029.
Ce duel intra-PASTEF va en s’aggravant et sape chaque jour un peu plus les fondements de la République. En effet, depuis le limogeage d’Ousmane Sonko de son poste de Premier ministre en mai dernier, la guerre ouverte que se livrent l’Exécutif et le Législatif menace de paralyser l’appareil d’État ou, à tout le moins, d’entraver son bon fonctionnement.
- Une puérile volonté de bipolarisation
La CDS dénonce avec vigueur la stratégie cousue de fil blanc du régime Pastef qui tente d’imposer une fausse bipolarisation politique. Un jeu de miroirs cherchant à enfermer le débat national dans l’affrontement exclusif entre les clans du pouvoir actuel, nourrissant le secret dessein de disqualifier l’opposition véritable. Cette manœuvre vise tout particulièrement à invisibiliser les forces de Gauche, porteuses des véritables aspirations de transformation sociale et de souveraineté.
- L’émergence d’un front de lutte populaire et syndical
Face à l’incompétence et à une gouvernance dévoyée par les ambitions personnelles pour 2029, les masses populaires se dressent contre les politiques néfastes et l’inaction du régime de Pastef indifférent à la colère qui gronde des villes aux campagnes.
La CDS salue et soutient la multiplication des actions de protestation, les grèves sectorielles et surtout le succès éclatant de la grève générale des centrales syndicales. Très clairement, le peuple qui a faim, le peuple fatigué refuse d’être le spectateur passif de ce mauvais théâtre politique.
- L’appel de la CDS : Sauvegarder la République et défaire le régime
Devant le péril systémique qui menace la République et la Démocratie, la CDS refuse la résignation et appelle les forces vives de la nation à dresser le front le plus large possible contre le régime de Pastef.
Dans ce cadre, la CDS s’engage à faire bloc aux côtés des populations victimes des politiques antisociales et antipopulaires en cours afin de défaire le régime en place, pour remettre le Sénégal à l’endroit, dans la trajectoire de la stabilité politique, du progrès social et de la véritable souveraineté, avec des institutions fortes et respectées.
Notre crédo est clair et net : nous atteler aux tâches de construction d’une alternative crédible de Gauche, ancrée dans l’opposition au régime PASTEF qui a fini de ruiner l’espoir des populations. En effet, à la place d’un Sénégal plus juste, davantage prospère et indépendant, nous assistons à une tentative de constitution d’une élite arrogante et revancharde, plus soucieuse d’occuper des strapontins de partage de gâteau que de s’occuper des difficultés réelles des Sénégalais. Notre position est sans ambiguïté et sans concession : défiance envers le régime PASTEF et défense de la République.”
