Le arti socialiste (Ps) s’inquiète des difficultés économiques et sociales, notamment le chômage, la précarité, le pouvoir d’achat, l’accès à l’emploi, des difficultés des petites activités et sentiment de déclassement d’une partie de la jeunesse. « Ces préoccupations sont réelles. Elles appellent des réponses politiques sérieuses, courageuses et structurantes. Mais elles ne sauraient justifier que l’étranger devienne le responsable commode de difficultés dont les causes sont d’abord économiques, sociales, institutionnelles et structurelles. Combattre la xénophobie ne signifie cependant pas refuser la nécessité de réguler. C’est précisément là que doit se situer la responsabilité de l’État », lit-on dans un communiqué.
Dans la note intitulée « Mettre fin à la xénophobie : Protéger les Sénégalais sans renier le Sénégal », Aminata Mbengue Ndiaye et ses camarades soutiennent que « réguler n’est pas stigmatiser ». Selon eux, un État souverain a non seulement le droit, mais aussi le devoir, de connaître, d’organiser et de réguler les conditions d’entrée, de séjour, de travail et d’exercice des activités économiques sur son territoire. « Il doit lutter contre le travail illégal, la fraude, l’exploitation, la concurrence déloyale et toutes les pratiques qui fragilisent les travailleurs ou les opérateurs économiques sénégalais.
Il doit également veiller à ce que les règles soient respectées par tous, quelle que soit leur nationalité. La fermeté de l’État ne devient pas de la xénophobie lorsqu’elle s’exerce sur la base du droit », indiquent-ils. Et d’ajouter : « Ce qui serait dangereux, en revanche, serait de passer de la lutte contre des pratiques illégales ou déloyales à la désignation de l’étranger, en tant que tel, comme un problème. Avant de parler « d’envahissement », il faut donc objectiver les phénomènes, mesurer leur ampleur et distinguer ce qui relève de la présence étrangère, de l’immigration régulière, de l’irrégularité, de la concurrence déloyale, de la concentration économique ou de véritables problèmes d’intégration ».
D’après le document, une République sérieuse ne gouverne pas par les impressions ; elle gouverne par les faits, le droit et l’intérêt général. « La défense des intérêts sénégalais est parfaitement légitime. Notre jeunesse doit pouvoir accéder à l’emploi. Nos artisans, commerçants, entrepreneurs et travailleurs doivent pouvoir exercer leurs activités dans des conditions équitables », poursuit la note.
