Le ministère invite également les centrales syndicales à accéder à la demande du Premier ministre de renoncer à la grève afin de promouvoir un cadre serein de dialogue et de poursuivre les discussions, au moins d’ici janvier 2027. Dans un communiqué, le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public rappelle les conditions et modalités de dépôt d’un préavis de grève ainsi que l’exercice de ce droit dans le secteur privé et parapublic et dans la Fonction publique.
Mamadou Lamine Dianté précise que la loi n°2026-18-03 septembre 2026 portant code du travail encadre l’exercice du droit de grève, à travers la procédure de règlement de différends collectifs prévue en ses articles 435 et suivants.
Le ministre évoque encore que ce n’est qu’en cas de non-conciliation ou de conciliation partielle qu’un préavis 30 jours peut être adressé à la direction de l’entreprise ou de l’établissement, avec ampliation à l’inspecteur du travail du ressort ou au directeur général du travail et de la sécurité sociale, selon le cas.
La loi n°61-33 du 15 juin 1961 relative au statut général des fonctionnaires reconnaît, en son article 7, le droit de grève, selon les conditions suivantes précise le communiqué. Les fonctionnaires ne peuvent argue-t-il, cesser collectivement le travail qu’après l’expiration d’un délai d’un mois suivant la notification d’un préavis écrit énonçant les motifs et la durée de la grève envisagée, à l’autorité administrative compétente, en l’occurrence le ministre chargé de la Fonction publique, par la ou leurs organisations syndicales respectives. En outre, il en est de même pour les fonctionnaires des collectivités territoriales qui doivent, selon toujours la même source, notifier le préavis au président du conseil départemental ou au maire.
