Cheikh Diba, ministre des Finances accuse le parti Pastef de bloquer la volonté du président de la République d’aider les Sénégalais. Il affirme que sur les recettes budgétaires nous n’avons pas obtenu ce que nous attendions du Plan de relance économique et social (PRES). Nous espérions 762 milliards de francs CFA, nous avons obtenu à fin septembre nous n’avons obtenu que 176 milliards. D’ici-là fin de l’année nous espérons mobiliser 371 milliards. Il faut tenir compte de cette modification substantielle des recettes.
“La crise mondiale et le conflit entre l’Iran et les États-Unis a impacté les cours mondiaux de pétrole et les coûts de l’électricité. Nous avons pris la responsabilité d’accompagner les Sénégalais. La loi de finances initiale prévoyait 250 milliards de subvention pour le secteur de l’énergie mais pour accompagner les populations il nous faut 790 milliards 300 millions prévus dans la Lfr. C’est de la manipulation ou de l’amalgame que de dire que le gouvernement ne veut pas accompagner les populations. Ce qu’ils ont fait c’est de rejeter un accompagnement des populations à hauteur de 690 milliards supplémentaires par rapport au budget”, dit-il.
Mais en tout état de cause, selon lui, ls ne veulent pas que les Sénégalais sachent en ouvrant les débats. “Mais dans tous les cas, le président décidera avec son Premier ministre” affirme Cheikh Diba. En effet, la balle est maintenant dans le camp du chef de l’Etat. “Sous l’occupation allemande, chacun pouvait se déterminer. Soit résister. Soit collaborer.
Dans le cas qui nous occupe, l’exécutif a le choix entre obéir au parlement ou lui faire face en utilisant les mécanismes que la constitution met à sa disposition”, affirme l’avocat et homme politique Amadou Amy Kane.
