Une vingtaine d’organisations de la société civile expriment leur «vive préoccupation» à la suite du rejet de la Loi de Finances rectificative (LFR) 2026 et des incertitudes qui pèsent sur l’adoption et la mise en œuvre de la Loi de Finances initiale 2027. «Cette situation intervient dans un contexte économique et financier particulièrement difficile, marqué par d’importantes contraintes budgétaires, la cherté de la vie, les défis de l’emploi et des attentes sociales croissantes», lit-on dans un communiqué.
«Le rejet de la LFR aggrave cette conjoncture préoccupante, qui frise le défaut de paiement et expose le pays à un risque de banqueroute. Une telle situation pourrait compromettre la continuité des services publics, le financement des programmes sociaux et les efforts de relance économique », poursuit la société civile qui regrette «profondément» que les divergences entre les acteurs politiques et institutionnels prennent le pas sur les préoccupations essentielles des citoyens.
Elle rappelle que les intérêts supérieurs de la Nation et le bien-être des populations doivent primer sur toute considération partisane. D’après elle, si les divergences et les rapports de force sont inhérents à la vie démocratique, leur règlement doit s’inscrire dans le respect de la Constitution, des prérogatives de chaque institution et de l’intérêt général. Pour ces organisations, le fonctionnement harmonieux des institutions républicaines demeure une condition essentielle de la stabilité nationale et de la poursuite des politiques publiques.
La société civile appelle solennellement le Président de la République et le Président de l’Assemblée nationale à privilégier le dialogue et la concertation, dans un esprit de responsabilité, de respect mutuel et dans l’intérêt supérieur de la Nation.
Elle réaffirme sa disponibilité à contribuer, dans le cadre de sa mission de veille citoyenne et de consolidation de la démocratie, à toute initiative constructive visant à dépasser cette situation. Elles estiment que l’intérêt des populations ne saurait être l’otage des divergences politiques. Selon elles, la responsabilité, le dialogue et le respect des institutions doivent prévaloir.
Candido CAMARA
