Ousmane Sonko a soutenu que le Sénégal ne manque pas d’argent, mais que les ressources du pays ont été mal gérées. Il a évoqué les secteurs du phosphate, du zircon, de l’or, du pétrole et du gaz, affirmant que l’État travaille actuellement à récupérer ces richesses

A Passy, Ousmane Sonko appelle à la reconquête des richesses du Sénégal

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La commune de Passy a accueilli, hier mercredi 31 décembre 2025 la cérémonie de clôture des 72 heures culturelles et sportives, en présence du Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko. À cette occasion, le chef du gouvernement a tenu un discours politique et citoyen, axé sur la responsabilité, la justice, l’unité nationale et la gestion des ressources naturelles.
Revenant sur la situation héritée des anciens régimes, Ousmane Sonko a accusé certains acteurs politiques d’avoir « détruit le pays » et d’être responsables de graves dérives financières. Selon lui, plusieurs de ces responsables devraient être devant la justice, mais restent libres à cause de « magouilles ». Il a mis en garde la population contre ceux qui cherchent, selon ses mots, à détourner l’attention des Sénégalais en promettant des résultats immédiats et irréalistes.
Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de l’unité nationale pour réussir la reconstruction du pays. Il a déclaré qu’il ne pouvait gouverner sans la jeunesse, sans les femmes et sans les personnes âgées, affirmant que le développement du Sénégal ne peut se faire que collectivement. Il a ainsi appelé les Sénégalais à « se tenir la main » et à se soutenir mutuellement.
Sur le plan économique, Ousmane Sonko a soutenu que le Sénégal ne manque pas d’argent, mais que les ressources du pays ont été mal gérées. Il a évoqué les secteurs du phosphate, du zircon, de l’or, du pétrole et du gaz, affirmant que l’État travaille actuellement à récupérer ces richesses afin qu’elles profitent pleinement au pays. Il a dénoncé des contrats signés dans le passé, dans lesquels le Sénégal ne percevait que « 5 % ou 8 % » des bénéfices, soulignant la difficulté de renégocier ces accords conclus au niveau international.
Le chef du gouvernement a également abordé la question de la souveraineté économique. Il a affirmé que si le Sénégal dispose de gaz, de pétrole et de phosphate, il ne devrait ni importer du gaz, ni du pétrole, ni des engrais. Il a notamment cité le cas des Industries Chimiques du Sénégal (ICS), rappelant qu’une grande partie de l’acide phosphorique produit est exportée, avant que le pays n’importe ensuite des engrais, une situation qu’il a qualifiée d’inacceptable et qu’il estime désormais « terminée ».
Présentant cette vision comme l’essence même du combat de Pastef, Ousmane Sonko a averti la jeunesse contre les discours qui prônent la vente des ressources nationales et l’endettement extérieur comme modèle de développement, estimant que ces approches sont trompeuses. Le Premier ministre a réaffirmé son engagement envers la commune de Passy et l’ensemble de la région, promettant une nouvelle rencontre avec les populations. Rappelant l’accueil reçu lors des campagnes législatives et présidentielle, il a assuré que cette confiance ne serait pas trahie.

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