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Bassirou Diomaye Faye veut allier l’agriculture familiale et l’agrobusiness

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Le Chef de l’Etat a, par ailleurs, indiqué l’impératif d’une combinaison optimale entre l’agriculture familiale (de subsistance) et l’agrobusiness en vue de l’ancrage d’une  gouvernance foncière, économique et sociale équitable du secteur agricole. Il a demandé au Gouvernement de poursuivre et d’intensifier l’accompagnement des producteurs de la région Nord, en accentuant l’amélioration des rendements des périmètres agricoles (rizicoles notamment), mais également l’établissement d’un système rénové et efficace de financement et de maitrise des charges d’exploitation (électricité en particulier) des agriculteurs et industriels.

Il s’agit aussi de travailler, avec les Coopératives agricoles communautaires, à la labellisation des productions nationales et leur meilleure introduction dans les réseaux de distribution et les circuits de commercialisation du pays. Cette tournée économique a montré que la territorialisation soutenue de l’Agenda national de Transformation doit rester un principe directeur de l’efficacité des politiques publiques et des performances de l’action gouvernementale. D’où, l’impératif de promouvoir un dialogue territorial permanent avec les acteurs économiques et sociaux à la base.

A ce titre, le Président de la République a souligné l’urgence de réhabiliter et d’actualiser, en les adaptant aux évolutions technologiques, les outils et instruments de vulgarisation agricole et d’animation rurale, afin d’accélérer, dans la concertation avec les acteurs et la participation des populations, la mise en place des Pôles régionaux de développement. Ces derniers demeurent les véritables réceptacles des projets et programmes pour un Sénégal souverain, juste et prospère, ancré dans les valeurs fortes de la Nation.

La modernisation de notre système agricole et la réalisation de la souveraineté alimentaire, passent fondamentalement par la sécurité foncière des exploitations agricoles, le financement adéquat des agriculteurs et la promotion de l’investissement privé dans l’agriculture.

A cet effet, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement, sous la supervision du Premier Ministre, d’engager les concertations appropriées et d’accomplir les diligences requises, en vue d’accélérer la mise en œuvre d’une réforme foncière consensuelle en capitalisant les diagnostics, études, rapports, propositions, conclusions et recommandations élaborés sur la problématique, notamment les travaux de la Commission nationale de Réforme foncière (CNRF). Cette réforme majeure de l’Agenda national de Transformation est impérative pour accompagner, avec l’implication des collectivités territoriales et de toutes les parties prenantes, l’option d’une agriculture moderne et durable favorisant le développement  des petites exploitations agricoles familiales, mais également de l’agrobusiness.

Elle doit contribuer aussi à une meilleure maîtrise de l’espace national et à l’aménagement concerté, inclusif et durable du territoire, notamment en milieu rural, en cohérence avec les processus convergents d’approfondissement de la décentralisation et d’actualisation de la loi d’orientation agrosylvopastorale en cours de finalisation. Le Président de la République a indiqué au Gouvernement, l’importance d’orienter les réflexions sur la réforme foncière vers l’objectif d’attribution effective de titres de propriété en bonne et due forme aux détenteurs légaux des terres et des parcelles à usage d’habitation, partout au Sénégal.

Dans cet esprit, l’accès à la propriété foncière et immobilière, sera facilité par la valorisation de l’utilisation de la terre comme garantie pour l’obtention d’un crédit. Au demeurant, le Chef de l’Etat a invité le Gouvernement à veiller à la gestion optimale du domaine de l’Etat et du domaine national par, d’une part, l’amélioration des outils de cartographie et de pilotage du potentiel foncier et, d’autre part, la prévention systématique et la résolution des conflits fonciers. Pour clore ce chapitre, il a invité le Gouvernement à préparer un plan de communication sur la réforme foncière projetée, en vue de son appropriation collective par les populations à la base, les collectivités territoriales, les agriculteurs, les éleveurs, les investisseurs et autres opérateurs économiques.

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