Les dividendes perçus par l’Etat ont atteint 41,425 milliards de francs Cfa, au titre de l’exercice 2025. Selon la Société des mines du Sénégal [Somisen], ce niveau, en hausse de 126% par rapport à la moyenne annuelle observée sur les quatre dernières années, traduit les effets positifs de la stratégie engagée pour renforcer le rendement des participations publiques dans le secteur extractif.
«Il y a une évolution majeure en 2025, avec un pic à 41,4milliards de francs, soit plus du double de la moyenne des quatre années, et 18,1milliards de francs en hausse par rapport à l’année précédente», souligne le rapport. Le document révèle également que les données compilées sur la période 2021-2024 témoignent d’une «faible performance» des dividendes en comparaison du potentiel du secteur. «En moyenne, les dividendes versés à l’État sur la période sont estimés à 18,326 milliards de francs Cfa par an», note le document.
En outre, le rapport indique que le montant global des dividendes payés aux actionnaires a généré 29,532 milliards de francs Cfa de recettes pour l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières (Irvm). Ce qui traduit un résultat cumulé de la distribution des dividendes à hauteur de 70,957 milliards de francs Cfa, d’après notre source qui explique que l’Irvm, qui constitue une recette pour l’État, est dû à l’occasion d’une distribution effective de dividendes.
Les entreprises minières opérant au Sénégal sont assujetties à divers prélèvements fiscaux et parafiscaux. Parmi ceux-ci, on distingue principalement les impôts directs et indirects, tels que l’impôt sur les sociétés (Is), la Tva ou encore les droits de douane. Il y a également la redevance minière, calculée sur la base de la valeur des produits extraits, et d’autres taxes assimilées et enfin l’Irvm.
Le secteur minier occupe une place centrale dans l’économie nationale. En 2023, il a contribué pour 4,72 % au Pib, 31,89 % des exportations totales et 9,4 % des recettes de l’État, selon les données du rapport ITIE. En revanche, son impact sur l’emploi reste faible, avec une contribution de 0,16 %. Ces chiffres traduisent à la fois le poids stratégique du secteur et les marges d’amélioration existantes, notamment dans la contribution au budget de l’Etat.
