A l’horizon 2034, cette filière présente un potentiel de plus de 130 000 emplois formels et un chiffre d’affaires de plus de 1 549 milliards de francs Cfa. Ainsi, elle peut devenir un levier majeur d’inclusion économique, en favorisant l’insertion des jeunes et des femmes, en consolidant la formalisation des acteurs et en améliorant durablement les revenus dans les territoires», a déclaré le Premier ministre qui a souligné que le potentiel de cette filière érigera les Pôles-Territoires Centre et Ouest en cœur industriel du cuir sénégalais

Filière peaux et cuirs : l’Etat espère plus de 130 000 emplois formels

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Le gouvernement veut exploiter la filière peaux et cuirs. En Conseil des ministres hier, le Premier ministre a souligné que, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan spécial d’investissement et de financement (2026-2028), la filière constitue l’une des composantes à fort effet d’entrainement pour l’économie nationale et un des leviers d’accélération de l’Agenda national de transformation.

«A l’horizon 2034, cette filière présente un potentiel de plus de 130 000 emplois formels et un chiffre d’affaires de plus de 1 549 milliards de francs Cfa. Ainsi, elle peut devenir un levier majeur d’inclusion économique, en favorisant l’insertion des jeunes et des femmes, en consolidant la formalisation des acteurs et en améliorant durablement les revenus dans les territoires», a déclaré le Premier ministre qui a souligné que le potentiel de cette filière érigera les Pôles-Territoires Centre et Ouest en cœur industriel du cuir sénégalais, appelés à devenir l’espace prioritaire de structuration de la filière, de modernisation de la production et de montée en gamme industrielle.

En outre, le chef du gouvernement affirme que le choix stratégique de l’écosystème Peaux et Cuirs vise à renforcer la souveraineté, à densifier le tissu industriel et à améliorer les conditions de vie des populations. Il permet une meilleure articulation entre les politiques sectorielles, l’aménagement du territoire et la stratégie industrielle.

Pour lui, le Sénégal bénéficie d’un potentiel important en matière de production de peaux, principalement issue de l’élevage des bovins, ovins et caprins. Toutefois, les capacités de transformation sont limitées. Ainsi, selon lui, plus de 70 % des peaux sénégalaises sont exportées brutes, entraînant une perte de valeur ajoutée significative conjuguée à l’existence d’un circuit parallèle informel d’exportation sans transformation locale. «Malgré un cheptel important et un savoir-faire artisanal reconnu, le taux de transformation locale des cuirs et peaux est inférieur à 5 %, limitant ainsi la valorisation de cette matière première» explique le Premier ministre.

Il a fait remarquer que le développement stratégique de cette filière représente une opportunité majeure pour renforcer l’industrie nationale, améliorer la balance commerciale, stimuler les économies locales et favoriser l’émergence d’industries à forte valeur ajoutée, notamment dans les secteurs de la maroquinerie, de l’habillage intérieur automobile et du mobilier.

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