la première messe dominicale célébrée par Mgr André Guèye, nouvel archevêque de Dakar, sur la terre de Diohine

PREMIERE MESSE DU DIMANCHE DE MGR ANDRE GUEYE A DIOHINE : UN SOUFFLE RENOUVELE SUR LES TERRES ANCESTRALES

à la une Actualité

Par Emmanuel NGOM dit Samuel Gnilane

Au rythme sacré des jung-jung sérères   tambours du peuple et battement du cœur des ancêtres : s’est levée la première messe dominicale célébrée par Mgr André Guèye, nouvel archevêque de Dakar, sur la terre de Diohine. L’Église, enracinée dans les sillons de la tradition, épouse les pas d’un pasteur dont la marche n’est pas que symbolique : elle est missionnaire, enracinée, prophétique. En foulant le sol de ce terroir habité par l’histoire et la foi des anciens, Mgr Guèye inscrit son ministère dans la continuité d’une Église qui se veut proche, incarnée et universelle. Chaque pas posé, chaque regard offert, chaque parole prononcée est une semence d’espérance, une annonce du Royaume aux confins du visible et de l’invisible.

Diohine devient alors, le temps d’une célébration, le lieu-signe de l’universalité du Christ. Car sous les palmes du village, dans l’écho du chant liturgique, résonne un message fort : l’amour de Dieu transcende les langues, les origines, les ethnies. Il abolit les frontières humaines et fonde une fraternité nouvelle. Et c’est bien dans cet esprit que Mgr André Guèye fait résonner ses deux devises, liées l’une à l’autre comme le cœur et l’action :

D’un côté,

“Totus tuus sum, Maria” : _Je suis tout à toi, Marie :, qui exprime l’offrande totale de sa vie sacerdotale à la Mère de l’Église. En choisissant de commencer son ministère d’archevêque à Diohine, terre mariale enracinée dans la piété populaire, il confie cette nouvelle mission à Notre-Dame, source d’humilité, de douceur et de fidélité.

-De l’autre,

“In Caritate Veritas” : La vérité dans la charité :, sa devise épiscopale, qui éclaire le chemin pastoral qu’il entend tracer : annoncer la vérité de l’Évangile non par domination, mais par amour ; non par imposition, mais par incarnation. Une vérité portée par la miséricorde, et rendue crédible par la charité.

Dans la ferveur de cette eucharistie, on lit la force d’un Évangile qui épouse les cultures sans les effacer, les transfigure sans les trahir. L’encens s’élève, les voix s’unissent, et le peuple marche avec son pasteur. Ainsi se poursuit la mission d’évangélisation, dans la fidélité au Christ et dans l’estime des peuples. Mgr André Guèye, par cette messe inaugurale, pose un acte pastoral et spirituel fort : un pont entre les racines locales et la mission universelle de l’Église, un appel à une communion plus profonde entre les peuples et les cœurs, dans la vérité et dans la charité, sous le regard de Marie, Mère de l’unité et de la mission.

Communicateur Catholique

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *