Le Premier ministre Ousmane Sonko qui s’exprimait, hier, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue mauritanien Moctar Ould Djay, en visite officielle au Sénégal, rappelle que le gouvernement a travaillé à des solutions et a élaboré un plan de redressement économique et social qui va demander des sacrifices. A l’en croire, les travaux réalisés permettent d’entrevoir une sortie de crise sans avoir besoin d’une restructuration de la dette estimée a 119% du Pib.
«De l’analyse que nous avons faite, notre dette est viable, puisque nous sommes en train de la rembourser depuis un an et demi, sans aucun programme», dit-il. «C’est vrai que nous nous acheminons vers une échéance assez difficile avec cette dette mais nous refinançons sur le marché domestique. Nous considérons que nos projections de croissance et de recettes sont raisonnables », poursuit-il, ajoutant que ces efforts permettent de générer 960 milliards additionnels au budget et pourraient nous permettre de combler une partie de cette dette. «C’est ça le rôle du Fmi. C’est quand les pays sont dans cette situation et qui parviennent par eux-mêmes a faire des efforts substantiels c’est là où on l’attend», assène le Premier ministre soulignant que le Fmi n’est pas une banque ou un préteur en premier ressort, en principe. D’après lui, c’est un «dévoiement» du Fonds qui a une «part de responsabilité» dans la situation dans laquelle nous vivons parce qu’il était là par ses visites et ses revues. «Il ne peut pas dire qu’il n’est pas informé de ce qui s’est passé», accuse Sonko.
«Donc, nous ne pouvons pas comprendre qu’on veuille nous imposer une restructuration. Ce n’est pas une position de Ousmane Sonko. C’est une position de monsieur le président de la République, du gouvernement du Sénégal par la voix de son Premier ministre, le ministre des Finances, le ministre de l’Economie et de tous ceux qui ont une compétence en la matière. C’est un partenariat. Chaque partie va en tirer les conséquences qu’il voudra. Mais notre position officielle, c’est qu’on ne veut pas d’une restructuration», assène encore le chef du gouvernement.
