En 2024, les pertes non techniques, c’est-à-dire le fait d’utiliser l’électricité sans payer, sont estimées à 10% des revenus de la Senelec, soit près de 100 milliards de francs Cfa, selon Ndeye Aminata Sarr du département mesure et comptage de la Senelec. Elle a rapporté ce chiffre lors de son exposé sur le thème de la fraude dans le réseau. Sa présentation s’inscrit dans le cadre de l’édition 2025 de la rencontre entre le comité national du dialogue avec la clientèle et la compagnie nationale d’électricité.
Ces infractions conduisent à deux mois de prison et des sanctions financières, d’après elle. Le secrétaire général de la Senelec, Thierno Oumar Kane décrète la «tolérance zéro». Il rappelle que c’est un bien public et que pour la lutte contre les pertes, les procédures sont enclenchées. D’après lui, il y a même des fraudeurs en prison. Le Sg estime qu’il y a des centaines de plaintes comptées et qu’il y a des équipes juridiques et de contrôle pour suivre cela.
Le Sg fait comprendre que les gens arrivent même à frauder avec les compteurs intelligents. C’est le cas en France où la fraude a grimpé malgré les compteurs intelligents, d’après M. Kane. Le SG rappelle que la rencontre avec le comité est pour satisfaire les attentes et besoins du clients. Dans la vision 2050, le prix moyen du kilowattheure devrait passer de 110 francs Cfa, aujourd’hui, à 80 francs Cfa en 2034 et 60 francs Cfa en 2050.
