Le moral des chefs d’entreprise au niveau du secondaire et du tertiaire a été plutôt bon, au mois de décembre 2025. Selon la Division de la prévision des études économiques [Dpee], le climat des affaires s’est amélioré, en rythme mensuel. L’indicateur synthétique, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprises a gagné 1,1 point par rapport à novembre 2025. «Cette situation résulte essentiellement de l’optimisme des commerçants. Comparativement à la même période en 2024, le climat des affaires s’est dégradé de 8,8 points, au mois de décembre 2025», souligne la Dpee.
Elle note dans le sous-secteur de l’industrie, les contraintes mentionnées par les industriels sont la demande (31%), la concurrence jugée déloyale (27%) le recouvrement difficile des créances (27%), les difficultés d’approvisionnement en matières premières (19%) et l’accès au crédit (12%). En variation mensuelle, le climat des affaires de ce sous-secteur s’est dégradé de 1,0 point, traduisant les opinions défavorables des industriels relativement aux stocks réels de produits finis et aux perspectives de la production.
S’agissant du sous secteur des bâtiments et travaux publics, les difficultés relevées par les entrepreneurs sont le recouvrement des créances (100%), la concurrence supposée déloyale (50%), la fiscalité (50%) le coût des intrants (25%) et l’insuffisance de la demande (25%). Toutefois le climat des affaires s’est légèrement amélioré par rapport au mois précédent (+0,5 point), à la faveur l’optimisme des entrepreneurs par rapport à l’évolution de l’activité.
Au titre du sous-secteur des services les prestataires ont cité comme contraintes la concurrence (50%), la fiscalité (38%) et le recouvrement des créances (38%). En variation mensuelle, le climat des affaires du sous-secteur s’est dégradé de 2 points, suite à l’orientation négative des soldes d’opinion des prestataires par rapport aux perspectives des commandes reçues et au chiffre d’affaires réel.
S’agissant du commerce, les obstacles énumérées par les interrogés sont le recouvrement des créances (71%), la demande (71%), la concurrence jugée déloyale (57%), la fiscalité (43%), les difficultés d’approvisionnement (14%) et l’accès au crédit (14%).En rythme mensuel, le climat des affaires du sous-secteur s’est amélioré de 13,8 points, en liaison avec les avis favorables des commerçants sur les commandes reçues, le chiffre d’affaires réalisé, les perspectives des commandes et celles du chiffre d’affaires.
