Invité par Pascal Boniface, venu présenter son ouvrage Les 100 maîtres du monde, le Premier ministre Ousmane Sonko a pris la parole ce jeudi 9 avril à Dakar. Évoquant la scène internationale, il a glissé une remarque ironique visant Donald Trump, tout en s’inscrivant dans une réflexion plus large sur l’influence des grandes puissances. Évoquant la posture des dirigeants internationaux, il a glissé une remarque visant indirectement Danald Trump.

Sénégal-gouvernement : Ousmane Sonko livre les raisons et les péripéties de son limogeage

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Une semaine après son limogeage ce mardi 2 juin 2026, Ousmane Sonko ancien Premier ministre et leader du parti Pastef, a pris la parole lors d’une conférence de presse pour livrer sa version des faits. Revenant sur la nomination du nouveau Premier ministre, Mouhamad Alamine Lo. Selon lui, il aurait été demandé à ce dernier de « rester à sa place », au motif qu’il n’était pas présent lors des efforts ayant permis de construire le pouvoir actuel. Une déclaration que Sonko présente comme révélatrice de la logique interne du pouvoir.

Concernant son départ, Sonko révèle avoir été convoqué par le Président avant son limogeage. Lors de cet entretien, le chef de l’État lui aurait reproché les nombreuses révélations faites lors de son discours à l’Assemblée nationale, estimant qu’au vu de la situation, il ne pouvait plus continuer à exercer ses fonctions. Le Président aurait ensuite proposé de discuter afin de trouver un accord pour organiser son départ vers l’Assemblée nationale.

Toutefois, l’ancien Premier ministre conteste formellement cette version. Il affirme qu’aucun accord n’a été trouvé et qu’il n’a jamais accepté de quitter son poste. Selon lui, le Président cherche à éviter d’assumer la responsabilité de son limogeage. Sonko déclare également avoir, à plusieurs reprises, proposé au Président de rejoindre l’Assemblée nationale s’il estimait qu’il lui faisait de l’ombre. Une suggestion que ce dernier aurait toujours refusée, rappelant que son accession au pouvoir serait liée à son soutien. Sur le plan politique, il affirme qu’aucun membre du parti Pastef ne figure dans le gouvernement actuel, marquant ainsi une rupture nette. Il évoque l’existence de deux camps au sein du pouvoir et accuse le Président de s’être éloigné du parti.

Dans ce contexte, Sonko indique avoir demandé aux ministres de ne pas répondre à une convocation du Président. Selon lui, toute interaction avec le parti doit désormais passer par lui, en tant que leader de Pastef. Il estime également que le Président a désormais un problème personnel avec lui, au point de ne plus vouloir entendre parler de sa personne. Il s’est projeté vers les échéances de 2029, affirmant que rien ne pourra empêcher Pastef d’accéder au pouvoir. Il met en avant la majorité détenue par son parti à l’Assemblée nationale et rappelle que, dans un système démocratique, le Premier ministre doit être issu du parti majoritaire. Il reproche ainsi au Président de ne pas avoir respecté ce principe. Cette prise de parole marque une nouvelle étape dans les tensions entre les deux hommes et laisse entrevoir une recomposition du paysage politique sénégalais.

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