Célébration du centenaire de Abdoulaye Wade: Bassirou Diomaye Faye lance des piques assassines à Ousmane Sonko

à la une Actualité

Le président de la République Bassirou Diomaye Faye a mis à profit la célébration du centenaire de l’ancien président Abdoulaye Wade pour répondre à son ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Ce dernier qui est devenu son ennemi juré ne rate jamais une occasion pour le critiquer.
Faisant l’éloge de Wade, le chef de l’État déclare: «Vous me permettrez de quitter, pour finir, le langage de l’hommage, et de vous parler simplement. Vous avez cent ans. Vous avez vu ce pays naître, vous l’avez aimé, servi, façonné, et jamais, à aucune heure, vous ne l’avez abandonné ».

Très en verve, il ajoute: « Vous nous avez appris des choses que vous n’enseigniez peut-être pas exprès. Vous nous avez appris que la patience est une force et non une faiblesse, que l’on peut perdre longtemps sans être vaincu. Vous nous avez appris que l’adversaire d’un jour n’est pas un  ennemi, et qu’il peut même devenir le partenaire du lendemain. Vous nous avez appris qu’aucune querelle, si vive soit-elle, ne mérite que l’on déchire le pays qui nous est commun.  Vous nous avez appris que rien de grand ne se bâtit sans une conviction plus grande que l’œuvre elle-même. Vous nous avez appris que servir sa jeunesse vaudra toujours mieux que se servir d’elle. »

Puis il poursuit : « Et permettez-moi, pour finir, une confidence, Monsieur le Président. Aux heures où la fonction est la plus solitaire, il est des présences anciennes vers lesquelles l’esprit se tourne : la vôtre est assurément de celles-là.

Non pour les réponses que vous auriez données, car chaque temps a les siennes, mais pour cette manière que vous aviez de ne jamais désespérer du Sénégal, ou même d’un compagnon de lutte qui se perd dans, l’acrimonie et la haine de l’autre.

Vous m’avez appris, sans le savoir, qu’on peut tenir bon sans se durcir, et continuer d’aimer profondément un pays qui parfois vous éprouve. Cela, aucun manuel ne l’enseigne. On le reçoit humblement de ceux qui ont servi la Nation avant nous, et qui l’ont fait grandir. »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *