En 2025, le secteur bancaire et financier de l’UMOA a évolué dans un environnement macroéconomique dynamique, caractérisé par une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de 6,6% contre 6,1% en 2024. Le taux d’inflation est ressorti nul, après celui de 3,5% en 2024. Dans ce contexte, les indicateurs d’activité du secteur sont demeurés globalement bien orientés en 2025.
En effet, le total de bilan des établissements de crédit s’est établi à 82 298,8 milliards, en hausse de 14,1%. Leurs emplois se sont chiffrés à 70 115,9 milliards, soit une croissance de 10,4% sur la période. Les crédits à la clientèle ont augmenté de 5,5% sur l’année, pour atteindre 38 731,6 milliards. La qualité du portefeuille s’est légèrement améliorée, avec un taux brut de dégradation de 9,1%, contre 9,3% en 2024. Les ressources bancaires s’élèvent à 67 459,9 milliards, en progression de 16,5%. Elles sont majoritairement constituées de dépôts (83,3%), en croissance annuelle de 16,0%.
Le Produit Net Bancaire (PNB) s’est accru de 8,0%, pour atteindre 3 860,2 milliards. Le secteur demeure rentable, avec un résultat net de 1 252,1 milliards, soit 25,5% de plus qu’en 2024. La solvabilité des établissements de crédit s’est également renforcée, avec un ratio ressortant à 15,6% en moyenne, contre 14,7% en 2024, pour une norme minimale de 11,5%. Les trente-trois (33) EBIS nationaux concentrent 46,7% des actifs du système bancaire de l’UMOA. Ils affichent un taux brut de dégradation du portefeuille de crédit de 7,1% et un ratio de solvabilité de 15,4%.
Le secteur de la microfinance poursuit sa croissance avec un total de bilan de 4 661,5 milliards en hausse de 11,5%, des emplois nets en augmentation de 5,1% et des ressources en progression de 15,7%. La qualité du portefeuille s’est améliorée au cours de l’année, le taux brut se situant à 5,5%, contre 6,0% en 2024. Le résultat net des IMF de grande taille a évolué en rythme annuel d’une perte de 1,9 milliard à un bénéfice de 35,6 milliards, tandis que le ratio de capitalisation a reculé de 13,0% à 9,4%, en deçà du seuil réglementaire de 15,0%.
L’activité des établissements de monnaie électronique a suivi une tendance haussière. En effet, le nombre de comptes ouverts par ces entités atteint 172,9 millions, dont 35,1% sont actifs. Les transactions via la téléphonie mobile ont augmenté de 31,4% en valeur, pour atteindre 164 169,1 milliards. L’encours de la monnaie électronique émise ressort à 1 923,2 milliards, en progression de 35,2%. Le résultat net provisoire des EME a également enregistré une hausse importante, passant de 6,1 milliards à 16,9 milliards à fin 2025. Le ratio moyen de couverture de l’encours de la monnaie électronique par les capitaux propres a affiché 6,5%, pour un seuil minimum de 3,0%.
A fin décembre 2025, l’écosystème des établissements supervisés par la Commission Bancaire de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) comprenait 493 entités, soit 161 établissements de crédit, 21 compagnies financières, 293 institutions de microfinance (IMF) de grande taille et 18 établissements de monnaie électronique (EME). A cette date, l’UMOA comptait 39 établissements bancaires d’importance systémique (EBIS), soit trente-trois (33) à caractère national et sept (7) régionaux. Un établissement cumule les statuts d’EBIS régional et national.
