Par Abo GAYDEL
En 2024, j’ai tiré la sonnette d’alarme. Pas par goût du pessimisme, mais parce que je voyais ce que beaucoup ne voulaient pas regarder en face: un ouragan économique allait frapper le pays entre 2026 et 2028. Les signaux étaient clairs, et pourtant personne n’a voulu les entendre. Depuis, les décisions se sont enchaînées… et chacune a fragilisé un peu plus notre quotidien.
Arrêt du BTP qui a mis des familles entières à l’agonie, annonce désordonnée des dettes cachées, prix plancher qui a brisé nos agriculteurs, emprunts locaux à taux impossibles, ruptures diplomatiques qui ont isolé le pays, dégradations successives, absence de transparence, querelles politiques pendant que le peuple s’inquiétait pour demain. Ce sont des choix qui ont touché des vies, pas seulement des tableaux Excel.
Je le dis sans colère, mais avec lucidité: un politicien n’est pas un financier. Et quand on confie la gestion d’une crise financière à des personnes qui ne maîtrisent pas ses mécanismes, ce sont les citoyens qui paient la facture. On a sacrifié les espoirs de plusieurs générations, alors que tout cela aurait pu être évité. Aujourd’hui, on parle de restructuration comme si c’était un débat de campagne. Non. C’est une opération technique, complexe, qui demande de la compétence, de la transparence et du courage.
Attention: Écouter les discours politiques sur ce sujet, c’est risquer de replonger dans les mêmes erreurs. Ce que le pays mérite maintenant, c’est simple: de la vérité, du sérieux, et une gestion qui protège les gens avant de protéger les intérêts.
