Accord entre le Sénégal et le Fmi: l’Apr redoute l’austérité

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L’accord entre le Sénégal et le Fmi ne met pas fin aux interrogations de l’Alliance pour la République (APR) sur la gestion des finances publiques. Réuni en Secrétariat exécutif national (Sen), jeudi 3 septembre, le parti dit prendre acte de l’entente trouvée avec l’institution financière internationale au titre de la Facilité élargie de crédit, après «plus de deux années de tergiversations, d’affabulations et de gestion erratique des finances publiques». Pour l’APR, cet accord constitue surtout la confirmation que «la rengaine souverainiste ne saurait tenir lieu de politique économique et de gestion sérieuse de l’État».

Le parti espère toutefois que le retour du FMI contribuera à rétablir la stabilité macroéconomique, à assurer la viabilité de la dette et à réduire les vulnérabilités budgétaires. La question de la dette demeure au cœur de la déclaration. L’APR considère que le débat autour de la «dette cachée» est désormais «définitivement enterré» et estime que cette notion relevait davantage d’une «construction politicienne» que d’une réalité économique. L’APR demande également au gouvernement de faire preuve de transparence sur le Plan de traitement de la dette du Sénégal (Ptds).

Autre préoccupation soulevée par l’ancien parti au pouvoir.il s’agit du risque de voir les mesures de redressement se traduire par une politique d’austérité. Le SEN demande au gouvernement de «surseoir à toute mesure d’austérité», estimant que les Sénégalais sont déjà durement affectés par les difficultés économiques et sociales. L’APR critique notamment le Plan de redressement économique et social (PRES), dont elle dénonce «l’échec unanimement constaté».

Par ailleurs le parti se félicite, en revanche, de la reprise des Bourses de sécurité familiale, il met en garde contre une éventuelle compensation entre aides sociales et suppression des subventions. Selon l’APR, les bourses «ne sauraient être une alternative à la suppression des subventions, notamment sur l’énergie», au risque que l’État «retire d’une main ce qu’il donne par l’autre». Pour l’Apr, l’accord avec le Fmi doit désormais servir de levier à une relance économique. C’est pourquoi, il invite le gouvernement à accélérer les investissements dans les infrastructures routières, l’énergie, les universités et les établissements hospitaliers.

Sur le plan politique, l’APR réaffirme enfin son ancrage dans l’opposition et affiche son ambition de reconquérir le pouvoir en 2029. Le parti assure ne participer à «aucune négociation souterraine ni à des manœuvres sur le dos des populations». Le Sen prévient également que les responsables ayant quitté le parti seront remplacés «sans délai». Une remobilisation générale est annoncée pour préparer la formation politique aux prochaines échéances électorales.

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