Digitalisation et cybersécurité: Cybastion annonce un investissement de 300 millions de dollars au Sénégal

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Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce lundi à Washington une délégation de la société américaine Cybastion, conduite par son Président-Directeur général, Dr Thierry Wandji.

À l’issue des échanges, Cybastion a annoncé la mobilisation d’environ 300 millions de dollars pour des projets structurants de digitalisation au Sénégal, dans la cybersécurité, les data centers, le transfert de technologies et le renforcement des capacités nationales. Des start-ups sénégalaises seront associées à leur mise en œuvre.

Le Chef de l’État a rappelé la politique de souveraineté qui guide son action. «On ne peut pas être assis sur une mine d’or et tendre la main». Le Sénégal a fait le choix de partenariats gagnant-gagnant, au service de l’emploi des jeunes et du quotidien des Sénégalais.

Le Dr Thierry Wandji, PDG de Cybastion, a expliqué,  le 9 septembre lors d’une table ronde ministérielle sur «Construire une infrastructure numérique pour permettre l’adoption de l’IA en Afrique» lors de la huitième conférence ministérielle sur la coopération économique entre la Corée et l’Afrique, tenue  du 8 au 11 septembre à Séoul, en Corée du Sud, comment l’adoption de l’IA à travers l’Afrique nécessitera des centres de données souverains, une énergie fiable, une connectivité à grande vitesse, une cybersécurité et un personnel local qualifié.

La plateforme Cybastion Digital Fast Track adopte une approche d’écosystème qui intégre l’infrastructure numérique et l’énergie, les services publics alimentés par l’IA, la cybersécurité et le développement du personnel local, afin d’aider les gouvernements africains à avancer leurs ambitions numériques et à améliorer la préparation à l’IA.

Le Dr Wandji a souligné que des applications d’IA, comme la détection de fraude et la fuite de revenus dans les finances publiques, la surveillance des infrastructures, la prédiction des rendements agricoles et l’expansion de l’accès à l’éducation par les plateformes d’apprentissage adaptatif, étaient nécessaires pour protéger les données nationales, renforcer la surveillance gouvernementale et refléter les langues et les contextes locaux.

Il a encouragé les gouvernements africains à établir des plateformes de simulation, à adopter des plateformes de protection des données et à poursuivre des partenariats publics-privés pour mobiliser les investissements dans l’infrastructure numérique.

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