Par Babou Biram FAYE
Au-delà de la compétition, le Président de la République veut faire des Jeux olympiques de la jeunesse un levier de développement, d’emploi et de rayonnement pour le Sénégal et l’Afrique.
«Je veux qu’on dise que c’est ici que cela a commencé».
Dans cet entretien accordé au quotidien Le Soleil, Bassirou Diomaye Faye résume l’ambition qu’il assigne aux JOJ Dakar 2026 : faire du Sénégal bien plus qu’un pays hôte, un acteur incontournable des grands rendez-vous mondiaux.
Attribués au Sénégal en 2018, puis, reportés en raison de la pandémie, ces Jeux incarnent, selon le chef de l’État, la continuité de l’État au-delà des alternances politiques. Il en assume l’héritage, tout en reconnaissant les exigences du bon usage de l’argent public.
Sa vision tient en trois ambitions : une place, une industrie, une voix. Faire de Dakar une destination sportive internationale, transformer le sport en secteur créateur d’emplois et renforcer la présence de l’Afrique dans les instances mondiales.
La jeunesse constitue le cœur de cette stratégie. Pour le Président Faye, elle n’est pas un problème à gérer, mais, une force à libérer. Les 200 mille billets annoncés pour les écoles et les associations traduisent cette volonté de permettre au plus grand nombre de découvrir les compétitions et d’élargir le champ des possibles.
Mais, le véritable défi commencera après les Jeux. Les infrastructures devront servir, durablement, les compétences acquises, déboucher sur des opportunités et les investissements produire des retombées concrètes. Car, la réussite ne se mesurera ni aux cérémonies, ni aux seules médailles, mais, à l’héritage laissé aux populations.
Du souvenir d’un enfant de Ndiaganiao découvrant les Jeux de Barcelone en 1992 à la présidence d’un Sénégal accueillant le monde, le parcours évoqué par Bassirou Diomaye Faye donne une dimension personnelle à son ambition.
Dakar 2026 sera un succès si, après la flamme olympique, demeure une jeunesse qui ose rêver, une économie sportive qui crée des emplois et une Afrique qui ne se contente plus de recevoir des invitations, mais, donne, elle-même, rendez-vous au monde.
Babou Biram FAYE
