Le Pacte national pour la promotion du financement et de l’accompagnement des femmes entrepreneures a été lancé mardi. D’une durée de trois ans, ce pacte t espère donner plus de place à l’accès des entrepreneures aux fonds dans les banques et institutions de microfinance.
Ndèye Fatou Mbodj l’Administrateure générale du Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (Fongip) veut favoriser les femmes dans l’accès aux financements. Car, selon elle, dans des dossiers qui vont jusqu’à 500 millions de francs Cfa de garantie, il y a plus de dossiers hommes. Pour les femmes, ce sont de petits montants jusqu’à 25 millions de francs Cfa, selon elle. Ndèye Fatou Mbodj, qui s’exprimait, hier, lors du lancement du pacte déclare : «Nous voulons plus pour elles. Que pour des projets qui vont jusqu’à 500 millions de francs Cfa, le Fongip garantisse jusqu’à 80% du montant. Si les femmes ont un projet de 100 millions de francs Cfa, le Fongip apporte 80 millions de garantie à côté des 10% que la banque va mettre et les 10% restants que le porteur du projet va apporter».
Le directeur des opérations du Fongip affirme que les segments ciblés sont les groupements, micro entrepreneures et Pme à fort potentiel. L’objectif, selon lui, est d’atteindre 51% d’entreprises féminines d’ici 2029. Sidy Dièye estime que sans les partenaires financiers, les banques, institutions de microfinance, le Fongip ne peut pas atteindre ses objectifs.
Au nom de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Sénégal, Youssouf Sakho, assure du soutien des banques. «Nous ferons connaître le pacte auprès de l’ensemble de nos membres et nous les encourageons à y adhérer. Chaque établissement mettra, dans sa fiche d’engagement, les objectifs. Nous désignerons un point focal, ferons la formation des chargés de clientèle à l’approche genre et nous contribuerons à faire connaître les instruments de financement», dit-il.
Présidente de l’Union des femmes chefs d’entreprises, Nicole Gakou veut que les expériences guident les solutions qui sont mises en place. Selon les chiffres de la Banque centrale de 2024, les femmes entrepreneures n’ont reçu que 18% des crédits bancaires accordés aux particuliers dans l’espace Uemoa et que la part qui revient aux femmes dépasse à peine 2% des concours bancaires.
Candido CAMARA
