Sénégal-politique : la scission guette le Pds de Me Wade

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Le Pds n’est la propriété de personne. Il est temps que cela cesse. Nous ne pouvons plus accepter qu’un petit groupuscule, dépourvu de toute légitimité au sein des structures du parti, s’arroge le droit de convoquer les Secrétaires généraux et les Présidents de fédération pour prétendre décider au nom du PDS. Le chargé des structures n’est ni le Comité directeur ni l’instance habilitée à engager le parti sur ses grandes orientations politiques. Ces décisions ne peuvent être prises en dehors des instances régulières et des textes qui régissent notre formation politique.

Ils prétendent avoir convoqué les Secrétaires généraux et les Présidents de fédération. Mais où étaient donc ces responsables ? La majorité n’a pas répondu à leur convocation. Faute d’avoir pu réunir les responsables attendus et atteindre le quorum nécessaire, ils ont dû recourir à une mobilisation pour remplir la salle. On ne crée pas une légitimité en remplissant une salle. La foule ne remplace ni les instances régulières ni les mandats.

Plus grave encore, pendant que cette réunion se tenait, un porte-parole autoproclamé, qui n’est pas le porte-parole régulièrement mandaté du PDS, s’est empressé de faire une déclaration dont la principale cible était une nouvelle fois le PASTEF et sa majorité parlementaire. Ceux qui savent lire la politique comprendront le sens de cette démarche et les alliances qu’elle semble préparer. Je le dis clairement : ils iront à kiiraay à Takku Wallu ou ailleurs s’ils le souhaitent, mais ils n’y entraîneront pas les militants du PDS. Les militants du PDS ne sont pas à vendre !

Face à ces agissements et à cette confiscation de notre parti, nous avons décidé, avec plusieurs responsables, de prendre nos responsabilités et de créer un mouvement politique autonome. Puisque le récépissé du PDS demeure entre les mains de Karim Wade, nous avons choisi de ne pas rester prisonniers d’une situation qui empêche les militants de faire entendre leur voix et de défendre leurs convictions. Je lance donc un appel à tous les responsables et militant du PDS, au Sénégal comme dans la diaspora, qui refusent cette usurpation et cette confiscation : rejoignez-nous !

Le PDS appartient à ses militants, à ses responsables et à son histoire. Il n’appartient ni à un individu ni à un petit cercle qui prétend décider à la place de tous. Nous ne laisserons plus personne parler en notre nom sans notre mandat. Un nouveau mouvement verra bientôt le jour. Et ce sera aussi une nouvelle façon de faire de la politique, dans le respect de nos convictions et de notre engagement.

Hawa Abdul Ba, ancienne ministre du Pds

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