Finances publiques: le déficit budgétaire s’élève à 1006,2 milliards à fin décembre 2020

Eco-Finance

A fin décembre 2020, la gestion budgétaire est caractérisée par une exécution soutenue des dépenses publiques associée à une baisse de la mobilisation des ressources internes. En effet, les ressources mobilisées sont évaluées à 2690,1 milliards, soit un repli de 3,5% par rapport à fin 2019. Quant aux dépenses (3696,3 milliards), elles ont augmenté de 11,4%, en glissement annuel. Au total, le déficit budgétaire est estimé à 1006,2 milliards à fin décembre 2020 contre 528,9 milliards un an auparavant.

Les ressources sont composées de recettes budgétaires (2373,1 milliards), de dons (296,8 milliards) et de recettes exceptionnelles (20,2 milliards). La contraction de ces ressources s’explique par la baisse des recettes budgétaires (-7,5%), atténuée par la hausse des dons (+32,2%).
Le repli des recettes budgétaires est attribuable aussi bien aux recettes fiscales qu’aux recettes non fiscales qui ont affiché des baisses respectives de 7,0% et 14,1% pour s’établir à 2240,6 milliards et 132,5 milliards. Pour sa part, la baisse des recouvrements des recettes fiscales traduit essentiellement la faible mobilisation des impôts directs, des impôts indirects et des « droits d’enregistrement et timbre » qui se sont repliés respectivement de 17,5 milliards, 197,6 milliards et 7 milliards sur la période.

Ces diminutions sont perceptibles au niveau de la mobilisation de l’impôt sur les sociétés (224,4 milliards), de l’impôt sur le revenu (403,9 milliards), de la TVA intérieure (y compris pétrole) (319,7 milliards) et des taxes spécifiques (203,8 milliards) qui se sont respectivement contractés de 0,9 milliard, 19,2 milliards, 54,8 milliards et 15 milliards.

De même, les droits et taxes mobilisés par la Douane, notamment, la TVA import (426,3 milliards) et les droits de porte (286,9 milliards) se sont inscrits sur cette dynamique avec des baisses respectives de 13,2% et 12,4%. Par ailleurs, les taxes rapatriées (PSE et COSEC), suivant également cette tendance, sont estimées à 35,5 milliards avec des diminutions respectives de 3,7 milliards et 1,3 milliard. En revanche, le FSIPP a atténué cette tendance baissière avec une hausse de 52,6 milliards (+230,9%).

Concernant les dépenses budgétaires, elles sont évaluées à 3693,3 milliards à fin décembre 2020 contre 3318 milliards, un an auparavant, soit une hausse de 378,3 milliards (+11,4%). Cette situation reflète une progression des dépenses courantes, notamment, la masse salariale et les autres dépenses de fonctionnement ainsi que les investissements et les intérêts.

En effet, les autres dépenses de fonctionnement et la masse salariale ont enregistré des hausses respectives de 19,2% et 10,6% pour atteindre 1283,3 milliards et 823,2 milliards. De même, les intérêts sur la dette se sont inscris en hausse de 6,4%, pour s’établir à 288,7 milliards. S’agissant des dépenses d’investissement, elles sont estimées à 1301,1 milliards, en hausse de 6,1%, à la faveur des investissements financés sur ressources intérieures (774,3 milliards). Ceux financés sur ressources extérieures (526,8 milliards) se sont repliés de 12,2%, comparativement à la même période en 2019.

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