Par Christophe
Rappeurs, Chroniqueurs, Influenceurs ,Lanceurs d’alerte, Animateurs véreux et Laudateurs visuels une race venue de nulle part qui nous impose des leçons. Combien sont -ils ces hableurs qui ne doivent leur existence qu’avec l’apparition des réseaux sociaux ? D’où viennent ils? De quelles écoles de formations sont -ils issus? D’où sourcent- ils cette audace? Cette génération, débris de l’école et boutures de la corporation journaliste en lambeaux sont en train de déconstruire notre éducation de base.
Spécialistes sur tout et professionnels en rien, ils envahissent les plateaux de télé sans morale dans des analyses bidons. L’éducation repose sur un trépied solide: l’école, la rue, la famille. Laquelle de ces composantes remplit pleinement son cahier de charges ? Pour cette première partie, poursuivons notre réflexion en abordant la composante Rue où se retrouve cette nouvelle race de donneurs de leçons et de relais communautaires. Quand la politique domine et envahit l’atmosphère, l’objectivité dans les débats qui devaient être constructifs et pédagogiques deviennent des séances de deballages, de dénigrements, de delations et d ‘invectives.
On a du mal à identifier les intellectuels de la masse. Tous les efforts investis dans l’école n’ont rapporté que la renaissance et la valorisation de ces ratés du système. Tous ceux qui rasaient les murs et faisaient l ‘école buissonnière ont réussi à valoriser l’éducation de la rue à travers les médias et réseaux sociaux. Depuis que l’on s’entend parler à travers les audios, qu’on se voit à travers les vidéos et qu’on parvient à manipuler un téléphone portable, on est devenu journaliste, orateur, donneur de leçons. Chacun est important et narcissique au téléphone. L’ interet personnel a pris la place sur l’intérêt général. Que les médias prennent leur responsabilité en regulant leurs plateaux! Que tout dérapage soit puni d abord par les programmeurs de ces médias avant que le procureur , le Cnra n’ entrent dans la danse! Ne soyons pas des gendarmes prompts à toujours sévir. Soyons des pédagogues en inculquant les bonnes habitudes et en les contrôlant régulièrement. Que la sanction soit l exception! Mieux vaut eduquer d’ abord. La rue doit contribuer pleinement à la formation de la jeunesse à travers les métiers sociaux, les valeurs sociales exemplaires. Qu’ elle ne soit pas l’ effaceur de toutes les compétences acquises à l ‘école! Si la rue reussit à concrétiser le savoir acquis sur le trajet école- famille, elle aurait épargné la société de tous ceux qui se croient donneurs de leçons. A force de laisser les plateaux de télé aux mains de cette race faconde, on finit par bannir cette fonction de journalisme si noble. Une télévision doit contribuer à l’éducation de la société.
