Mort de l’étudiant Abdoulaye Ba: l’opposition accable le pouvoir Pastef

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Cette conférence de presse avait été programmée avant les dramatiques évènements de la fin d’après-midi et de la soirée d’hier lundi 9 février 2026. Une date fatidique qui va durablement marquer la conscience nationale avec la violence inouïe qui s’est abattue sur l’université Cheikh Anta Diop. Une violence qui, outre les trop nombreux blessés, s’est aussi soldée par la mort de l’étudiant en médecine Abdoulaye Ba.

Toutes les composantes du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République s’inclinent devant la mémoire de ce jeune sénégalais.

Cette mort est inacceptable. La violence exercée sur les étudiants dont le seul tort est de réclamer le paiement de leurs bourses pour espérer pouvoir étudier dans des conditions- même minimales- de réussite, cette violence donc est impardonnable.

En ce jour de deuil, nous n’en dirons pas plus si ce n’est condamner sans réserve l’intervention des forces de défense et de sécurité dans les universités et demander que les responsabilités, mais vraiment toutes les responsabilités, soient situées.

L’heure n’est plus à l’observation ou à la dénonciation : elle est à la résistance concrète. Autrement dit, le temps est plus que venu de se lever et de dire NON !

Le Sénégal traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire. L’immense espoir de changement de la majorité des citoyens sénégalais se transforme, sous les yeux de tous, en un véritable cauchemar. Le gouvernement, par son incompétence, a fini de plonger l’économie du pays dans un gouffre sans fond. L’État, dépourvu de toute vision économique porteuse, se limite désormais à un matraquage fiscal constant qui, en même temps qu’il étouffe  les citoyens, paralyse pratiquement tous les secteurs productifs. Le travailleurs, y compris ceux qui ne sont pas licenciés à tour de bras, ne savent où donner de la tête, étant confrontés aux rigueurs du loyer, à la cherté de la vie, à la précarité accrue des emplois.

Dans sa réalité, la politique financière du gouvernement consiste en un cocktail explosif mêlant une dette intérieure abyssale à un acharnement fiscal démesuré et un endettement sans pareil dans la sous-région.

L’État sénégalais vit dorénavant d’expédients. Après l’échec de son “soul bouki souli bouki”, il se transforme en “adou kalpé”, dépouillant sans gêne le peuple pour maintenir un train de vie dispendieux.

Les secteurs stratégiques des mines et du BTP sont plongés dans un marasme désolant qui contribue à l’aggravation du chômage et à la paupérisation des populations.

Les paysans sont obligés de brader leurs récoltes pour survivre, dans l’indifférence totale d’un gouvernement cynique dont les promesses démagogiques sont sans lendemain.

Le processus de remise en cause des bourses d’études, en ce qui le concerne, est incontestablement un coup de poignard porté à de jeunes sénégalais et aux acquis des luttes estudiantines.

Et que dire de la sécurité nationale ?

Beaucoup soupçonnent l’État d’avoir organisé le rançongiciel de la DAF aux fins de reporter sine die les élections de janvier 2027 ; le piratage ayant eu lieu, il faut le noter, au moment où la société Synapsys, filiale de la Caisse de Dépôts et de Consignation (CDC), aurait commencé à accéder au système d’information…

Quoi qu’il en soit, il est au moins possible de conclure que le succès des rançongiciels dans notre pays (piratage de la DGID et de la DAF) traduit, encore une fois, l’échec du gouvernement sur des questions d’intérêt national.

Le FDR ne se contente pas de constater avec désolation la faillite généralisée de l’État : il exige la mise en place immédiate d’une commission d’enquête avec la présence des partis, de la société civile, la Commission des Données personnelles (CDP) et de la Commission électorale nationale autonome (CENA) pour situer les responsabilités sur les failles de sécurité avérées de notre système de gestion des cartes d’identité, des passeports et des cartes d’électeurs. Ensemble, et pour une question de sécurité nationale et de transparence, nous devons mesurer les conséquences de l’intrusion des rançonneurs dans le système.

Qui plus est, l’accord signé avec Starlink, dans une opacité préoccupante, fait peser de sérieux risques sur la souveraineté numérique du Sénégal et impose de légitimes interrogations. Parmi celles-ci, il en est une qui va de soi : comment des populations rurales -pour la plupart exsangues- vont-elles payer, sans subvention, les kits de connexion et les redevances mensuelles alors que certaines d’entre elles ne disposent même pas d’électricité ?

Quel que soit le cas de figure retenu, le FDR exige la transparence totale sur ces négociations afin de dissiper, s’il y a lieu, les soupçons légitimes de commissions occultes.

Sous un autre rapport, un chaos institutionnel est organisé par le Chef du gouvernement qui multiplie les attaques contre l’institution judiciaire, voire le Président de la République.

Et depuis peu, les autorités religieuses elles-mêmes ne sont plus épargnées par les insultes des souteneurs du régime. La justice quant à elle est confisquée au profit d’un projet de vengeance personnelle contre les leaders de l’opposition et les leaders d’opinion.

Le temps est donc venu pour notre peuple de se lever comme un seul homme aux fins de faire face. Car trop, c’est trop ! Il faut sauver le Sénégal, son économie, sa stabilité, sa démocratie, ses libertés ! Il faut retenir la main des destructeurs, ne plus les laisser faire pour seulement constater les dégâts !

Le FDR lance un appel pressant à toutes les forces vives de la nation : réalisons la jonction des luttes sectorielles dans un puissant mouvement populaire et sortons notre pays de l’ornière !

Le 16 février, le FDR appelle toutes les citoyennes et tous les citoyens à se rendre massivement à l’Assemblée nationale pour dire, d’une seule voix, non à l’acharnement .

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