Ce n’est pas un rêve. Ce n’est pas une faveur. C’est une possibilité historique sérieuse. On ne choisit pas un Secrétaire général pour briller, mais pour tenir le monde debout quand il vacille. Et aujourd’hui, que faut-il au monde ? Un médiateur dans un système fragmenté Un équilibre entre puissances rivales Une voix crédible du Sud global : Sur ces trois axes, Macky Sall n’est pas un symbole: il est une équation cohérente.
Transformer les blocages en atouts
- Il n’est pas issu d’une grande puissance Justement. Dans un Conseil de sécurité traversé par les tensions entre États-Unis, Chine et Russie, un profil non hégémonique devient une garantie. _Il ne menace aucun équilibre : il les rend possibles.
- Le jeu des vetos est imprévisible” → C’est précisément là que son profil devient pertinent. Il a entretenu des relations fonctionnelles avec : l’Occident (coopération sécuritaire, économique) les puissances émergentes (BRICS, financements alternatifs) Il coche une case rare : acceptable par tous, rejeté par aucun à priori.
- La compétition sera forte
Elle l’est toujours. Mais dans l’histoire de l’ONU, les choix finaux ne sont pas les plus bruyants, ce sont les plus rassemblants. Et Macky Sall appartient à cette catégorie : celle des candidats qui deviennent évidents…quand les autres divisent.
- Pourquoi lui, et pourquoi maintenant ?
Parce que le monde a changé. Crises climatiques Inégalités Nord-Sud Défiance envers les institutions Son positionnement sur la dette africaine, la justice climatique et la réforme de la gouvernance mondiale lui donne une pertinence thématique immédiate.
Une convergence rare Ce qui rend une candidature forte, ce n’est pas seulement un parcours. C’est une convergence : Un moment géopolitique (fatigue des blocs) Une attente symbolique (l’Afrique) Un profil compatible (dialogue, stabilité, expérience) Ici, les trois lignes se croisent. Le plaidoyer s’élève Alors oui, disons-le sans détour : Il ne vient pas imposer une vision, il vient rendre possible l’écoute. Il ne porte pas une puissance, il porte un équilibre. Il ne cherche pas à dominer le monde, mais à l’empêcher de se fragmenter davantage.
Et si demain, à la tête de l’ONU, se tenait cet homme venu du Sénégal, ce ne serait ni un hasard, ni un simple choix diplomatique. Ce serait : une réponse à la fatigue des affrontements, une reconnaissance de la maturité africaine, une tentative sérieuse de réparer le multilatéralisme. Et pour conclure, honnêtement, Macky Sall ne sera pas choisi par émotion. Il le sera : s’il l’est : pour une raison simple : Parce qu’à un moment donné, il apparaîtra comme le point d’équilibre le moins contesté dans un monde trop contesté. Et dans ce type de décision, c’est souvent cela… qui fait toute la différence.
Emmanuel NGOM dit Samuel Gnilane
Analyste Écrivain-poète Contacts : Tel +221 77 640 48 09
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