La dette de l’administration centrale est passé de 10 403 milliards de francs Cfa en 2019 à 23 667 milliards en 2024 soit une augmentation de plus de 119,0% comparativement au produit intérieur brut (Pib). Celle du para public est passée de 816 milliards à 1 917 milliards durant la même période tandis que celle secteur public est passée de 11 219 milliards a 25 583 milliards soit une augmentation de 128,6%. Dans ce stock de la dette du secteur public, la dette extérieure a doublé passant de 9 059 milliards à 18 008 milliards de francs Cfa entre 2019 et 2024.
Ces chiffres sont du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan qui a rendu public, hier, le Bulletin statistique de la dette publique 2019-2024, un document qui dresse un état des lieux consolidé de l’endettement du Sénégal à l’issue d’un vaste travail de fiabilisation des données. Toutefois, le document précise que les ratios d’endettement figurant dans le présent bulletin n’intègrent pas encore les résultats du rebasage du Pib, dont la finalisation est en cours.
Contrairement à ceux que beaucoup de Sénégalais pensent, le Fonds monétaire international (Fmi) n’est pas le principal créancier du Sénégal. En effet, s’agissant de la dette extérieure, le Fonds arrive en dernière-13e sur les 13 principaux préteurs du Sénégal) avec 905 milliards de francs Cfa durant cette période loin derrière les bailleurs multilatéraux qui arrivent en première position, (6 749 milliards de francs Cfa).
