C’est parce que gouverner, ce n’est pas seulement décider, c’est anticiper. C’est préparer les terrains avant que les défis ne deviennent des urgences. C’est la raison de la création du Think Tank Diomaye-Président. «Le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a engagé le Sénégal dans une transformation systémique. Vous le savez : rien n’a été fait par hasard. La refonte de notre gouvernance, l’assainissement des finances publiques, la reconquête de notre souveraineté monétaire, économique et diplomatique, la réhabilitation de l’État de droit… Tout cela forme un édifice cohérent. Mais un édifice, aussi solide soit-il, a besoin de contreforts. De veilleurs. De penseurs qui ne sont pas dans le feu de l’action immédiate, mais qui préparent les lendemains. C’est notre vocation», affirme Abdoulaye Tine. Puis il ajoute : «Nous ne sommes ni un ministère bis, ni un organe de contrôle. Nous sommes le cerveau prospectif de la Coalition. Le lieu où se fabrique l’intelligence collective au service du projet présidentiel».
Abdoulaye Tine indique que leur structure repose sur trois piliers complémentaires : “Nous avons identifié huit chantiers stratégiques : économie et finances, infrastructures et territoires, santé et protection sociale, éducation et formation, gouvernance et État de droit, diplomatie et souveraineté, agriculture et souveraineté alimentaire, diaspora et Sénégal de l’extérieur. Chaque pôle sera animé par des cadres reconnus, capables de produire des notes d’orientation et des propositions opérationnelles”, explique-t-il.
Le deuxième pilier, selon lui, c’est l’ancrage territorial. il affirme qu’un Think Tank qui ne descend pas sur le terrain n’est qu’une tour d’ivoire. Il promet de déployer leurs antennes dans les 14 régions et dans les principales représentations diplomatiques. Parce que la réalité du pays se vit à Kédougou comme à Ziguinchor, à Matam comme à Mbour. Nous voulons que la parole des territoires remonte, pour éclairer les décisions d’en haut, selon lui,.
Le troisième pilier est composé des commissions transversales avec des femmes cadres, jeunes cadres, diaspora. “Trois forces vives qui ne sont pas des « à-côtés » mais des piliers structurants. La place des femmes dans ce mouvement n’est pas une question de quota : c’est une question d’efficacité. La jeunesse n’est pas l’avenir, elle est le présent. Et la diaspora, ce 15e région, est un levier économique et diplomatique que nous devons mieux outiller”, poursuit-il.
La feuille de route du Think Tank se compose de trois priorités pour les mois à venir. Abdoulaye Tine affirme que la première priorité est de cartographier les compétences. “Nous allons organiser dans les semaines qui viennent les États généraux des cadres. Pas pour faire un annuaire de plus. Pour identifier les talents, les expertises, les volontés, et les mettre au service de la nation”, dit-il.
La deuxième priorité est de produire et proposer. Le rôle du Think Tank est de fournir au Président et au gouvernement des notes d’orientation sur les grands chantiers des trois prochaines années. Nous ne serons pas dans la critique stérile. Nous serons dans la proposition exigeante. Enfin, la troisième priorité est de mobiliser et fédérer. “Nous allons organiser des forums régionaux pour que cette structure ne soit pas un objet politique décoratif, mais un réseau vivant, connecté aux réalités, au service du projet”, dit-il.
Abdoulaye Tine qui soutient que le pays traverse un moment historique, ajoute que le Président Diomaye a incarné, en deux ans, ce que beaucoup pensaient impossible : une rupture tranquille, une réforme sans chaos, une souveraineté sans repli. «Mais la route est encore longue. Les trois ans à venir seront ceux de la consolidation, de la matérialisation, des résultats tangibles pour nos concitoyens », dit-il encore ajoutant que leur rôle est d’être à la hauteur de ce moment. «Pas par l’arrogance des compétences. Mais par l’humilité du service, par la rigueur de la méthode, par la loyauté sans faille au projet et au Président présidentiel. Nous ne sommes pas là pour nous faire voir. Nous sommes là pour faire avancer. Un seul cœur, une seule voix, un seul cap : Diomaye », conclut Abdoulaye Tine.
