Le député Thierno Alassane Sall critique la gestion de Pas. Il affirme que notre pays traverse aujourd’hui une période particulièrement difficile. Selon lui, Cette situation frappe durement les travailleurs et encore plus sévèrement ceux qui sont sans emploi. Enseignants et étudiants multiplient les mouvements de grève, révélant un malaise profond dans notre système éducatif.
«Le monde rural connaît des difficultés tout aussi préoccupantes. Malgré une bonne saison hivernale, des producteurs d’arachide peinent à écouler leurs récoltes, tandis que des maraîchers, faute de débouchés, se voient contraints de déverser leurs productions. Le secteur du BTP traverse également une crise majeure qui menace des milliers d’emplois», dit-il en conférence de presse.
Par ailleurs, il affirme que le stock stratégique d’hydrocarbures aurait diminué, alors même que les risques pesant sur l’approvisionnement énergétique sont connus depuis plusieurs mois, d’abord avec les tensions autour du Venezuela et aujourd’hui avec l’instabilité croissante au Moyen-Orient.
Dans le même temps, poursuit-il, le Sénégal aurait honoré l’échéance de sa dette de mars 2026 sans qu’aucune communication officielle crédible n’émane des autorités. «L’opacité qui entoure cette opération est d’autant plus préoccupante que les seules informations disponibles proviennent du Togo », poursuit TAS. Dans ce contexte, dit-il encore, les Sénégalais font face à la cherté de la vie, au chômage et à une situation économique et sociale de plus en plus inquiétante. Dans un moment aussi grave, selon lui, ils sont en droit d’attendre de leurs dirigeants qu’ils se consacrent pleinement aux urgences économiques et sociales.
«Mais les institutions qui devraient éclairer ces enjeux semblent aujourd’hui paralysées. L’Assemblée nationale aurait pu se saisir de ces questions essentielles. Pourtant, elle paraît davantage occupée par des querelles politiciennes et des démonstrations d’allégeance aux deux têtes de l’exécutif, engagées dans une bataille de positionnement en vue des prochaines échéances électorales », regrette le député. Il affirme que les prises de parole du Premier ministre relèvent souvent davantage de considérations personnelles que de véritables orientations stratégiques.
