Les prévisions de recettes du budget général de l’Etat pour l’exercice 2026 ont été arrêtées à 6 188,8 milliards de FCFA, contre 5 014,3 milliards de FCFA pour le précédent, soit une augmentation de 1 174,5 milliards de FCFA, a-t-on appris du ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba.

Pourquoi le Sénégal ne veut pas d’une restructuration de sa dette

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Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a déclaré samedi dernier, lors de son meeting sur le parking Léopold Senghor que le Sénégal avait refusé la proposition du Fmi de restructurer la dette du pays. «Ils (le Fmi) nous ont proposé une restructuration de la dette, ce qui reviendrait à déclarer que le Sénégal est en défaut de paiement, donc en quasi-faillite. Nous avons refusé. Ce serait une humiliation», a-t-il déclaré. De l’avis d’un expert, la proposition du Fmi a d’énormes avantages pour les investisseurs étrangers. «C’est une opportunité de limiter les pertes comptables et de restaurer la valeur de leurs actifs», dit-il. Mais pour le Sénégal, poursuit-il, elle représente un coût différé élevé, une perte de souveraineté financière, et un risque de réputation. En définitive selon lui, la restructuration de la dette sénégalaise est techniquement bénéfique pour les créanciers étrangers, mais politiquement et économiquement sensible pour le Sénégal.

Selon Reuters, la Zambie, le Ghana et l’Éthiopie ont tous été contraints de restructurer leur dette depuis 2020, mais la longueur des processus et les difficultés économiques endurées ont rendu la réorganisation de la dette peu attrayante pour d’autres gouvernements africains fortement endettés.
Le Kenya, autre pays lourdement endetté, d’après Reuters, a opté pour des compromis coûteux, tels que des hausses d’impôts qui ont déclenché des manifestations meurtrières l’année dernière.

Selon l’expert financier Abo Gaydel, le choix du gouvernement de ne pas restructurer pourrait peut-être s’inscrire dans une logique de souveraineté, de responsabilité budgétaire et de rupture avec les pratiques passées. La dette extérieure du Sénégal représente environ 74 % de l’encours total de la dette publique. Elle inclut les eurobonds (≈16 % de la dette totale), les prêts bilatéraux et multilatéraux, les titres émis sur les marchés internationaux et les dettes commerciales et garanties.

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