A moins que cela ne soit un simple acte de théâtre !
A moins que cela ne soit une stratégie pour endormir l’opposition !
A supposer que cela soit du réel !
A supposer que tout ce qui s’est dit est vrai !
J’imagine l’atmosphère qui régnera ce matin dans la salle Bruno Diatta.
Avec tout ce qu’on sait des ministres, j’imagine les pros et les anti travailler autour d’une table sans contraintes.
Je m’imagine directeur d’école dans une réunion où le maître de la classe et lui se regardent en chiens de faïence.
Je m’imagine deux amis partis à l’aventure et qui, par chance se retrouvent face à une ruche. De part leur instinct, Satan s’impose. L’un prend les rayons du miel et l’autre l’essaim d’abeilles.
Je m’imagine dans un véhicule en plein et délicat trajet, le chauffeur et l’apprenti se chamailler.
Je m’imagine dans un avion en plein vol où le pilote et le co- pilote se tournent le dos.
Je m’imagine dans un match de football où l’entraîneur et la star comme capitaine et meneur de jeu ne se parlent pas.
Je m’imagine dans une barque , en haute mer où le capitaine du navire et le gouvernail ne se parlent pas.
Avec ce qu’on sait des ministres, l’esprit d’équipe, la solidarité gouvernementale laissent la place à une haine, à une méfiance et à une délation sur le dos du peuple. Nous n’avons pas élu ces dirigeants pour nous faire du théâtre. Nous n’avons pas changé de pouvoir pour souffrir. Nous n’avons pas sacrifié nos efforts pour de simples statistiques. Nous n’avons pas changé le maître pour laisser en place le système. Nous n’avons pas perdu du temps dans la politique pour voir s’effondre lamentablement l’économie. Nous n’avons pas semé la bonne graine pour récolter ces fruits amers.
Nous n’avons jamais pensé avoir divorcé avec une chanteuse pour épouser une pleureuse.
Et dans tout ça, où est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ?
Oû est la devise :un peuple un but, une foi?
Où est la puissance de notre emblème ?
Où sont nos valeurs ? Où est le culte du travail?
Où est l’héritage laissé jalousement par nos vaillants ancêtres ?
Avec tout ce qu’on sait des ministres, le pessimisme s’installe.
L’avenir s’assombrit et le risque de rater le train de l’émergence devient une réalité. Si nous continuons dans cette lancée, notre cher Sénégal risque de s’enfoncer dans un profond gouffre.
L’avenir est aux nations qui tirent profit de l’intelligence de leur jeunesse, de l’indulgence et de l’exemplarité de leurs dirigeants .
