Fonds politiques : Le Premier ministre Ousmane Sonko critique le président Bassirou Diomaye Faye

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Le Premier ministre Ousmane Sonko parle de «désaccord» avec le président de la République sur les modalités de gestion des fonds politiques. Devant les députés, il révèle avoir échangé avec le président de la République après l’annonce d’une proposition de loi du député Guy Marius Sagna sur cette question. Mais à l’en croire, suite aux échanges engagés avec le chef de l’Etat, le texte était stand by. C’est pourquoi il a annoncé son intention de soumettre prochainement le texte de réformes sur des fonds politiques en Conseil des ministres, si les concertations en cours n’aboutissent pas. Sonko, qui a avoué recevoir des fonds politiques de 1,7 milliard, rappelle que la question faisait partie des réformes portées de longue date par Pastef.

«Abordant la question des fonds politiques, le PM a affiché une réelle cassure au sein de la mouvance présidentielle, avec assurément des répercussions sur le fonctionnement interne du gouvernement et, par ricochet, de l’État dans sa globalité. La cohabitation est actée ; elle ne saurait pour autant être douce. Un véritable bras de fer s’annonce. Donc, elle s’annonce rude ! Espérons qu’ils se ressaisiront et que ce qui est essentiel et utile sera fait dans l’intérêt de la Nation», affirme Babacar Ndiogou fondateur Jappo Yessal Kaolack et candidat a la mairie de la ville aux prochaines élections locales.

Ce qui est dit dans le Livre « Diomaye Président » Chapitre 15, pages 37 et 38 à propos donds politique : «Il est prévu la suppression et leur remplacement par des « fonds spéciaux » destinés exclusivement aux opérations sensibles de l’État, avec un encadrement légal et un mécanisme de contrôle parlementaire et judiciaire. Le contrôle sera assuré par une sous-commission composée de députés de la majorité, de l’opposition ainsi que de magistrats de la Cour des comptes soit chargée d’exercer un contrôle spécifique et a posteriori sur l’utilisation de ces fonds ».

Le texte évoque également une mise en œuvre progressive des mesures durant les trois premières années du mandat présidentiel, avec une échéance fixée au plus tard en avril 2027.

 

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