Le débat sur la nouvelle loi récemment votée à l’Assemblée nationale sur le durcissement des peines liées à l’homosexualité au Sénégal a été abordé encore, hier, vendredi, à l’hémicycle par des parlementaires. Dans sa réponse aux questions des députés, Ousmane Sonko a répondu aux critiques venant de l’étranger, particulièrement de la France. «Nous n’avons de leçon à recevoir de personne», a-t-il martelé avant de dénoncer la «tyrannie de l’occident qui veut selon lui imposer l’homosexualité au reste du monde».
Le chef du gouvernement a également dénoncé les critiques formulées contre cette loi par certains acteurs politiques locaux. D’après lui, ceux qui contestent aujourd’hui le texte sont les mêmes qui avaient refusé son adoption durant plusieurs années. Il a assuré qu’aucune intervention ne sera tolérée pour empêcher l’application de la loi, même lorsqu’il s’agit de personnalités influentes.
Cette loi durcit les peines contre l’homosexualité. Le Premier ministre, Ousmane Sonko a tenu à rappeler que cette loi émane directement de lui. «Ce n’est pas une loi orientée contre une personne ou un groupe particulier», a-t-il précisé, rappelant que la loi doit s’appliquer à tous, «de manière totale, impartiale et sans hésitation», y compris aux députés qui l’ont votée.
Ousmane Sonko a révélé qu’il n’y a reçu aucune sollicitation de personnes demandant des faveurs pour certaines personnes concernées par cette législation. Il a par ailleurs affirmé que, dans le passé, des individus arrêtés dans des affaires liées à l’homosexualité avaient été libérés sous pression avant de quitter le pays. Ce qui selon lui, avait donné des ailes à ces personnes qui n’hésitaient pas de détourner de «détourner» de jeunes dans les écoles à travers l’argent. Pour cette raison, il considère que la réaction des autorités «est venue à son heure». Le Premier ministre a également averti que la loi pourrait être davantage renforcée si nécessaire.
