SENEGAL-RELIGION: NGASOBIL, LA GRANDE PORTE DE LA GRÂCE

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Par Samuel Gnilane NGOM
Quand vient le temps de l’Assomption,

Quand les foules se lèvent et prennent le chemin,
Quand les cœurs convergent vers Marie,
Mère de grâce et étoile des pèlerins,
Il est un lieu qu’on ne saurait oublier,
Un nom qu’il faut inscrire dans la mémoire :
Ngasobil !
Car avant d’atteindre Joal,
Avant de rejoindre Fadiouth,
Avant que la foule ne s’établisse dans la prière,

C’est Ngasobil qui, dans le silence,
ouvre la grande porte d’entrée.
Porte ouverte à ceux qui arrivent,
Porte ouverte aux pèlerins,
Porte ouverte à la foi,
Porte ouverte à la rencontre,
Porte ouverte à la mémoire
De générations de croyants
Qui ont foulé cette terre bénie.
Porte ouverte aux fêtards,
Ngasobil n’est pas seulement un passage ;
Il est une histoire,
Un patrimoine,
Un sanctuaire de mémoire,
Une terre où la Foi a pris racine,
Où tant de vocations ont germé,
Où tant de cœurs ont appris
À donner, à servir et à croire.

Et lorsque la fête s’achève,
Lorsque les chants se taisent,
Lorsque les foules reprennent le chemin du retour,
C’est encore Ngasobil qui, symboliquement,

referme la grande porte,
Non pas sur la fête,
Mais sur une grâce reçue,
Une prière déposée,
Une espérance renouvelée.

Ainsi, dans ce mouvement des foules, tous visiteurs confondus, avec les nagifs, de Joal à Fadiouth,
De Fadiouth à Joal, au Cœur de FINIO FINIO,
Et dans l’écrin spirituel de Ngasobil,
Se dessine une même terre d’accueil :
Joal-Fadiouth et Ngasobil,
Un même territoire,
Une même mémoire,
Une même fraternité,
Une même histoire de foi.
Consolidons donc pas ce que l’histoire a uni.
Que la mémoire se souvienne toujours.
Que chaque pèlerin sache, en venant ici,
Que la porte s’est ouverte à Ngasobil,
Que la fête a trouvé son rayonnement à Joal-Fadiouth,
Et que la grâce, elle,
Ne connaît ni frontière ni séparation.

À Ngasobil,
La porte s’ouvre.
À Joal-Fadiouth,
Les cœurs s’unissent.
À Fadiouth,
La fraternité interreligieuse islamo-chrétienne se fait témoignage.

Et dans tout ce territoire béni,
Marie accompagne les pas,
Rassemble les familles,
Console les cœurs,
Et conduit chacun vers son Fils.

Alors, lorsque reviendra l’Assomption,
Que nul ne dise seulement :
« Je suis allé à Finio-Finio ! Qu’il puisse dire avec reconnaissance :

« Je suis passé par Ngasobil, J’ai traversé Joal, J’ai rejoint Fadiouth, Et partout, J’ai rencontré une même foi, Une même hospitalité, Une même fraternité, Une même grâce. »

Car Ngasobil ouvre la porte,
Joal accompagne le chemin,
Fadiouth accueille la fête,
Et Marie, au terme du parcours,
ouvre à tous la porte du Ciel.
Que cette porte ne se ferme donc jamais
Sur la mémoire,
Sur le patrimoine,
Sur la foi,
Sur la fraternité
Et sur l’espérance.

Ngasobil, porte d’entrée de la grâce ;
Joal-Fadiouth, terre d’accueil et de fraternité ;
Marie, porte ouverte vers le Christ.
Et que l’Assomption, chaque année,
Nous rappelle une vérité simple et belle :
Ce qui est uni par l’histoire, la foi et la fraternité ne doit jamais être séparé par l’oubli.

 

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