Amnesty international réclame la libération immédiate de Guy Marius Sagna et Cie

Politique

Amnesty international a écrit au ministre de la Justice, Malick Sall, pour exiger la libération immédiate de Guy Marius Sagna, Mamadou Diao Diallo, Malick Biaye, Pape Abdoulaye Touré, Babacar Diop, Souleymane Diockou, Ousmane Sarr, Souleymane Ndjim et Fallou Galass qui ont été inculpés de « participation à une manifestation non autorisée».

«Je vous prie instamment de libérer ces militants dans les meilleurs délais et sans condition et d’abandonner toutes les charges retenues contre eux, car ils sont détenus uniquement pour avoir exercé leur droit de réunion pacifique dans l’intervalle, de veiller à ce que Malick Diallo Biaye et Babacar Diop bénéficient sans délai des soins médicaux qui leur sont nécessaires », lit-on dans un communiqué.

En outre, Amnesty international demande au ministère de la Justice de ne plus engager de poursuites contre des personnes n’ayant fait qu’exercer leur droit de réunion pacifique et d’abroger les instruments juridiques prévoyant une interdiction générale des manifestations pacifiques, notamment l’arrêté de 2011 proscrivant toute manifestation dans certaines parties du centre-ville de Dakar. Amnesty rappelle que ces neuf militants ont été arrêtés à Dakar le 29 novembre 2019, en lien avec leur participation à une manifestation pacifique contre la hausse du prix de l’électricité.

Huit d’entre eux sont maintenus en détention dans des établissements pénitentiaires à Dakar. Guy Marius Sagna, coordonnateur du Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (FRAPP), a également été inculpé de « provocation à un attroupement » et de « rébellion ». Souleymane Ndjim a été libéré sous caution le 4 décembre. Les huit autres militants ont été transférés dans trois établissements pénitentiaires de Dakar : Rebeuss, Camp pénal et Cap manuel. Amnesty international rappelle également que les huit militants qui sont toujours incarcérés observent une grève de la faim depuis le 3 décembre, n’acceptant que de l’eau, pour dénoncer leur détention. Selon leur avocat, la santé de Malick Diallo Biaye et de Babacar Diop se détériore rapidement et la grève de la faim les expose à un risque accru.

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