Banque:300 millions d’Africains bancarisés

Eco-Finance

Avec 300 millions d’Africains bancarisés, le marché bancaire africain est le deuxième en termes de rentabilité et de croissance sur le plan mondial, selon un dernier rapport du cabinet McKinsey.

Le nombre d’Africains ayant un compte bancaire est passé de 170 millions, en 2012, à près de 300 millions, en 2017 révèle le cabinet américain. Ils devraient être 450 millions, dans les cinq prochaines années. Les revenus du secteur à l’échelle continentale devraient, quant à eux, passer de 86 milliards de dollars en 2017 à 129 milliards, en 2022. «Entre 2012 et 2017, les revenus du secteur bancaire africain ont progressé à un taux annuel de 11 % par an, à taux de change constant. Et nous nous attendons à ce que ces revenus enregistrent un taux de croissance de 8,5 % par an, au cours des cinq prochaines années, soit le niveau de croissance le plus élevé à l’échelle mondiale», souligne le cabinet dans son étude intitulée «Rugir à la vie : croissance et innovation dans la banque de détail en Afrique».

De belles performances comparativement aux autres régions

Les auteurs du rapport se sont appuyés sur les performances financières de 35 des principales banques africaines. Ils ont aussi réalisé une enquête auprès de 2 500 clients de banques dans 6 pays africains à savoir l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Nigeria, le Maroc, l’Angola et le Kenya.

À l’échelle mondiale, le secteur bancaire est confronté à des rendements décevants et à une croissance atone. Mais «le secteur bancaire africain offre un contraste rafraîchissant. Ses marchés sont en croissance rapide et presque deux fois plus rentables que la moyenne mondiale. Bien que la concurrence s’intensifie et que la réglementation se resserre, il y a encore beaucoup à faire : la pénétration de la banque de détail en Afrique ne représente que 38 % du Pib, soit la moitié de la moyenne mondiale des marchés émergents», écrivent les analystes du rapport McKinsey Global Banking.

Cependant, ces résultats sont à nuancer. Car les banques africaines sont confrontées à de nombreux défis, notamment les faibles niveaux de revenus dans de nombreux pays, l’utilisation généralisée des liquidités dans la plupart des économies et la faible couverture des bureaux de crédit.

La bonne nouvelle de ce rapport c’est que certaines banques exploitent déjà les opportunités inhérentes à ces défis. Par exemple, certains groupes exploitent la vaste couverture de la téléphonie mobile en Afrique pour créer des offres à bas prix et des modèles de distribution innovants. Poussée par l’innovation technologique, «la croissance des revenus de la banque de détail en Afrique pourrait s’accélérer de manière significative au cours des cinq prochaines années», affirme le cabinet McKinsey.

En termes de taille, le marché bancaire actuel de l’Afrique est d’environ 86 milliards de dollars de revenus. En 2022, d’après les calculs du cabinet, ce montant atteindra 129 milliards de dollars dont 53 milliards proviendront des services bancaires de détail, contre 35 milliards de dollars en 2017, ce qui représente une croissance absolue de 18 milliards de dollars.

L’Afrique est également la deuxième région la plus rentable de l’industrie bancaire mondiale : le ROE de ses banques en 2017 s’établissait à 14,9 %, juste derrière l’Amérique latine et comparable à d’autres régions comme l’Asie et le Moyen-Orient. Les analystes ont ensuite analysé les différentes variables tels que la taille, les infrastructures ou encore la pénétration bancaire pour identifier quatre archétypes qui caractérisent les marchés bancaires africains.

Source: Le Point.fr

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