Emploi : 𝘾𝙀 𝙌𝙐𝙀 𝙏𝙊𝙐𝙎 𝙇𝙀𝙎 𝙎É𝙉É𝙂𝘼𝙇𝘼𝙄𝙎 𝘿𝙊𝙄𝙑𝙀𝙉𝙏 𝙎𝘼𝙑𝙊𝙄𝙍 ! 𝗟𝗘 𝗦É𝗡É𝗚𝗔𝗟 𝗡𝗘 𝗣𝗘𝗨𝗧 𝗦𝗘 𝗗É𝗩𝗘𝗟𝗢𝗣𝗣𝗘𝗥 𝗤𝗨’𝗔𝗩𝗘𝗖 𝗨𝗡 É𝗖𝗢𝗦𝗬𝗦𝗧È𝗠𝗘 É𝗖𝗢𝗡𝗢𝗠𝗜𝗤𝗨𝗘 𝗖𝗔𝗣𝗔𝗕𝗟𝗘 𝗗’𝗔𝗕𝗦𝗢𝗥𝗕𝗘𝗥 𝗦𝗔 𝗠𝗔𝗜𝗡-𝗗’Œ𝗨𝗩𝗥𝗘

à la une Contribution Eco-Finance

Par 𝙈𝙖𝙢𝙖𝙙𝙤𝙪 𝘿𝙅𝙄𝙂𝙊

Celui qui ne comprend pas, de manière systémique et diachronique, l’histoire économique, industrielle, commerciale, démographique, énergétique et spatiale du Sénégal depuis 1960 ne peut comprendre pleinement les conditions de son développement, et encore moins prétendre le transformer durablement. Le Sénégal a hérité de l’indépendance d’une position de commandement régional, d’infrastructures relativement développées et d’un 𝗲𝗺𝗯𝗿𝘆𝗼𝗻 𝗶𝗻𝗱𝘂𝘀𝘁𝗿𝗶𝗲𝗹 important.

La rupture de l’espace économique de l’AOF a réduit l’échelle du marché accessible à son industrie. Les crises agricoles, énergétiques et financières ont ensuite fragilisé l’appareil productif ; les politiques d’ajustement structurel ont accéléré l’ouverture commerciale ; les crises sénégalo-mauritanienne et casamançaise ont perturbé des espaces économiques stratégiques.

Parallèlement, le commerce intérieur s’est profondément recomposé, notamment après 1989, tandis que la croissance démographique a considérablement accru la demande intérieure sans que l’appareil productif national ne progresse au même rythme.

Avant l’indépendance, l’économie sénégalaise reposait sur une répartition assez marquée des fonctions économiques : les 𝗙𝗿𝗮𝗻ç𝗮𝗶𝘀 dominaient principalement l’industrie et les grands capitaux, les 𝗟𝗶𝗯𝗮𝗻𝗼𝗦𝘆𝗿𝗶𝗲𝗻𝘀 le commerce de gros, les 𝗠𝗮𝘂𝗿𝗶𝘁𝗮𝗻𝗶𝗲𝗻𝘀 les boutiques de quartier, tandis que les 𝗚𝘂𝗶𝗻é𝗲𝗻𝘀 étaient très présents dans le petit commerce, les tables, les pousse-pousse et la vente de fruits.

Après l’indépendance, le départ progressif des 𝗙𝗿𝗮𝗻ç𝗮𝗶𝘀 a favorisé la reprise d’une partie de leurs positions industrielles et économiques par les 𝗟𝗶𝗯𝗮𝗻𝗼𝗦𝘆𝗿𝗶𝗲𝗻𝘀 et d’autres acteurs ; puis, après les événements de 1989 avec la Mauritanie et le départ massif des commerçants 𝗠𝗮𝘂𝗿𝗶𝘁𝗮𝗻𝗶𝗲𝗻𝘀, une partie importante du commerce de proximité a été réinvestie par les 𝗚𝘂𝗶𝗻é𝗲𝗻𝘀.

Cette succession de recompositions constitue une clé essentielle pour comprendre l’évolution du système économique, industriel et commercial du Sénégal depuis 1960.

L’expérience des 𝗦𝗢𝗡𝗔𝗗𝗜𝗦, dont l’ambition était notamment de structurer une distribution moderne à l’échelle nationale, illustre également les difficultés historiques du Sénégal à construire durablement une chaîne cohérente reliant production, approvisionnement et distribution.

Comprendre cette trajectoire, c’est comprendre les erreurs, les ruptures, les contraintes, les blocages et les potentialités qui ont façonné l’économie sénégalaise.

C’est précisément à partir d’un diagnostic territorial complet, croisé avec une analyse historique et diachronique des systèmes productifs, des ressources, des flux, des infrastructures, des marchés, des territoires et du capital humain, qu’une nouvelle approche avait commencé à être construite entre 2014 et 2024.

L’ambition était de mettre en place un É𝗖𝗢𝗦𝗬𝗦𝗧È𝗠𝗘É𝗖𝗢𝗡𝗢𝗠𝗜𝗤𝗨𝗘 𝗜𝗡𝗧𝗘𝗟𝗟𝗜𝗚𝗘𝗡𝗧, 𝗦𝗧𝗥𝗨𝗖𝗧𝗨𝗥É 𝗘𝗧𝗣𝗘𝗥𝗙𝗢𝗥𝗠𝗔𝗡𝗧, capable de mobiliser les ressources et potentialités du Sénégal à toutes les échelles et, surtout, d’absorber une main-d’œuvre nationale. Le PAVART devait dépasser les 4 millions d’emplois.

Il ne s’agissait donc pas simplement de créer des emplois isolés, mais de construire un système économique intégré, articulant agriculture, industrie, commerce, services, énergie, infrastructures, formation, innovation, logistique et aménagement du territoire, afin que chaque territoire puisse contribuer à la création de valeur, à la production et à l’emploi.

Le développement se construit à partir d’un diagnostic juste, d’une compréhension systémique du territoire et d’une capacité à organiser intelligemment ses ressources et ses forces productives.

C’est cette démarche, cette cohérence et cette vision de long terme qui ont été progressivement interrompues et désorientées, notamment avec la remise en cause de certaines orientations de la politique territoriale.

Or, face à la pression démographique, au défi de l’emploi et à la transformation rapide de l’économie mondiale, le Sénégal ne peut se permettre de perdre davantage de temps.

Notre enjeu n’est pas seulement de gérer l’économie sénégalaise. Il est de construire un écosystème économique suffisamment puissant, diversifié, territorialisé et intelligent pour absorber sa population active, transformer ses ressources et créer durablement de la valeur au Sénégal.

𝙆𝙄𝙄𝙍𝘼𝙔, c’est une association d’opportunistes, il n’ont pas de projet !

𝙋𝘼𝙎𝙏𝙀𝙁, c’est carrément la destruction du Sénégal ! Faire revenir l’𝗔𝗣𝗥, est l’unique solution pour continuer la 𝙏𝙍𝘼𝙅𝙀𝘾𝙏𝙊𝙄𝙍𝙀 𝙎𝙏𝙍𝘼𝙏É𝙂𝙄𝙌𝙐𝙀 𝘿𝙀 𝙋𝙍𝙊𝙂𝙍È𝙎 que le Président Macky SALL avait tracée !

Ingénieur Aménageur, Géostratège et Développeur de Territoires

Ancien Directeur général de l’Agence Nationale de l’Aménagement du Territoire

Administrateur du Bureau international d’études et de conseils T&D

Secrétaire national chargé de l’Aménagement du Territoire et de la Décentralisation de l’Alliance Pour la République

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