Le bois de rose, l’or vert de la Casamance

Eco-Finance

Pterocarpus erinaceus, de son nom scientifique, Vène ou Palissandre du Sénégal plus communément appelé le bois de rose, est  une espèce rare et précieuse, utilisée dans l’industrie de parfumerie et de l’aromathérapie. Il est également recherché pour la fabrication de mobiliers et divers objets de luxe dont les très prisés mobiliers de style traditionnel des dynasties Ming et Qing par la classe bourgeoise chinoise.  D’où la  ruée sans cesse croissante  vers cette variété de bois. Cette forte demande accentue la pression sur l’exploitation de ce  bois et suscite une inquiétude sur sa pérennité.  Selon National Geographic, les importations de bois de rose vers Chine auraient été multipliées par quatorze, entre 2009 et 2014 !  

Greenepeace Sénégal qui cite Interpol, affirme que les importations et les exportations de bois représentent un marché de 46 à 137 milliards d’euros au détriment de 15 à 30% des ressources extraites illégalement dans le monde. Alors que la  Gambie ne dispose plus de réserves de ce bois précieux, elle figure toujours parmi les cinq plus grands exportateurs mondiaux de bois de rose. Cherchez l’erreur: il s’est tout bonnement servi dans les réserves forestières du Sénégal! En chiffres, ses exportations vers la Chine correspondent à environ un demi-million d’arbres abattus et transformés en rondins de deux mètres de long, pour une valeur de 100 millions de dollars US. Ces trois dernières années, la Gambie,  a elle seule a exporté environ 300000 tonnes de bois de rose  vers la Chine.

Source : Greenpeace Sénégal

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