La proposition de loi modifiant le code électoral en ses articles L.29 et L.30 des députés de Pastef, remet la question de l’homosexualité au centre de la politique sénégalaise. SENEGAL

Sénégal-économie-Assemblée nationale: le projet de loi de finances rectificative renvoyé en Commission

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La présidence de la République et l’Assemblée nationale négocient. A preuve, le projet de loi de finances rectificative dont l’examen en plénière était prévue ce mardi, a été renvoyé en Commission, sur demande du gouvernement. Le ministre a cité la loi organique n° 2025-11 du 18 août 2025 portant Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, pour motiver le renvoi. Cette décision intervient dans un moment où les deux pouvoirs sont à couteaux tirés par rapport à la Lfr 2026. Chaque camp accuse l’autre de vouloir bloquer le pays.

« Si dans ce pays, il se trouve des gens qui pensent que la terre tourne autour d’un seul pouvoir, c’est-à-dire le pouvoir exécutif, ils se trompent. La Constitution a organisé et réparti les pouvoirs. Aujourd’hui, les députés que nous sommes voteront le projet de loi s’ils jugent pertinent au nom de l’intérêt suprême du Sénégal de l’adopter, ils l’adopteront. S’ils jugent pertinent de la rejeter, ils la rejetteront sans aucune forme d’explication », a déclaré Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale et leader de Pastef.

Ministre conseiller à la présidence de la République, Aldiouma Sow réplique. Il accuse Sonko d’avoir une «logique revancharde». «Face à ces dérives, le Gouvernement par la voix du Ministre de la Justice, Garde des Sceaux lui a toujours opposé l’article 84 de la constitution, l’invitant à la table des négociations. Une main tendue royalement ignorée, poussant l’exécutif à actionner les articles 82 et 92 de la Constitution. Résultat : un festival inédit de censures de la part du juge constitutionnel», dit-il. Puis il ajoute : «C’est pourquoi, notre profonde conviction est que si le segment parlementaire de la faction messianique résigne aujourd’hui à respecter l’article 84 précité, ce n’est pas par conversion républicaine et démocratique. C’est tout simplement parce qu’ils ont perdu la bataille de l’opinion autour de la LFR, qu’ils redoutent d’apparaître pour ce qu’ils sont à savoir des privilégiés accrochés à leurs sièges et qu’ils réalisent enfin que la Constitution surplombe leur majorité parlementaire usurpée. Enfin, nous leur demandons de saisir cette occasion que leur offre à nouveau le Gouvernement pour prouver au monde entier qu’ils ont la moindre compassion pour le peuple sénégalais en quête de bien-être et de progrès économique et social dans la paix et la stabilité».

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